«Nous n’étions pas là, dans tous les moments décisifs»: Jan Bamert

Trois joueurs du FC Sion entourent un Servettien ©Keystone-ats
Football
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Le FC Sion est rentré bredouille du Stade de Genève. En perdant face à Servette, les Valaisans ont concédé leur 13ème défaite de la saison en Super League.

La réaction n’était pas à la hauteur des attentes pour le FC Sion. Battu 3-0, huit jours auparavant par Lugano à Tourbillon, le club valaisan a enchaîné avec une deuxième défaite consécutive en Super League. Loin des ambitions pourtant affichées en milieu de semaine. Cette fois, c’est sur le terrain de Servette que les Valaisans ont mordu la poussière sur le score de 2-1. Des buts tous tombés en première période.

Mauvaise gestion des moments cruciaux

Menés 1-0 après l’action solitaire de Cognat à la 25ème, les Valaisans ont trouvé le moyen de réagir par Stojilkovic à la 33ème, avant d’encaisser le 2-1 juste avant la mi-temps sur une réussite de Kastriot Imeri. Pour le défenseur du FC Sion, Jan Bamert, c’est une nouvelle déception. « On sait qu’on n’arrive pas à enchaîner 10 matches fantastiques de suite, peste le central. Mais on doit quand même faire un sérieux pas vers l’avant. Il faut savoir prendre des points dans les matches de m****. Le seul exemple c’est celui contre Lausanne. »

« Le 2-1 encaissé juste avant la pause nous enfonce complètement. » Jan Bamert

L’analyse du problème – devenu chronique au FC Sion – n’apporte pas beaucoup d’éléments permettant d’expliquer la déroute en terre genevoise. « Aujourd’hui c’était une partie équilibrée, complète alors Jan Bamert. Le 2-1 encaissé juste avant la pause nous enfonce complètement. Nous n’étions pas là dans tous les moments décisifs.» 

Pas de plaisir dans cette inconstance

Le FC Sion est entré dans une nouvelle routine faite de matches partiellement ou totalement ratés et de quelques coups d’éclat qui permettent de rapporter assez de points pour se maintenir loin de la zone dangereuse. Comme si le fait d’être moins concerné par la lutte contre la relégation n’était pas suffisant pour libérer totalement les joueurs et le staff.

« Qu-est-ce qu’on doit travailler ces deux prochaines semaines ? Tout ! » Jan Bamert

En parlant de staff, Paolo Tramezzani a purgé dimanche la dernière de ses trois rencontres de suspension. Et pour Jan Bamert, son absence ne suffit pas non plus à expliquer un match moins abouti. « C’un peu différent quand il est là, concède néanmoins le défenseur. Mais il est tout de même présent pendant la semaine. Et on continue de discuter avec lui dans les meetings, donc ça ne change pas grand-chose au final. » Toujours présent d’une manière ou d’une autre, l’entraîneur principal du FC Sion aura du pain sur la planche ces deux prochaines semaines. Deux semaines qui coïncident avec la première pause internationale de cette année 2022. Quand on demande à Jan Bamert quels points il faut travailler en priorité. Le défenseur helvétique est à la fois succinct et très complet dans sa réponse. « Tout, on doit travailler sur tout. »

Les Valaisans occupent toujours la 7ème position, avec une marge de 8 points d’avance sur Lucerne, barragiste et un fossé de 17 points sur Lausanne, bon dernier. Après la pause internationale, soit dans deux semaines, la formation sédunoise disposera de 9 journées pour assurer définitivement son maintien en Super League. En l’état actuel des choses, cela paraît difficile d’obtenir quoi que ce soit d’autre.

HDC
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