Candide Pralong: «Le bilan de ces Jeux est plus que positif!»

Candide Pralong ©Rhône FM
Ski de fond
Christophe Moreillon
Journaliste sportif

Candide Pralong a bouclé sa 2ème participation aux Jeux Olympiques. Le fondeur du Val Ferret a pris la 21ème place d’une épreuve perturbée par les conditions météos extrêmes de Zhangjakou ce samedi. Place au bilan de ces deux semaines en Chine.

Candide Pralong est arrivé au bout de ses deuxièmes Jeux Olympiques. Ce samedi sous le vent de Zhangjakou et une température inférieure à -20 degrés, le fondeur du Val Ferret a pris le 21ème rang (ndlr: ex-aequo avec l’Espagnol Imanol Rojo) d’une épreuve raccourcie de 50 à 30 kilomètres et dont le départ a été repoussé d’une heure. Interview.

Candide, la première réaction après cette 21ème place, qu’est-ce que c’est?
Je suis content mais frustré à la fois. Je pense qu’il y avait mieux à faire aujourd’hui pour moi. Après, le résultat d’ensemble de l’équipe (ndlr: 11ème place pour Roman Furger, 14ème pour Dario Cologna et 17ème pour Jason Rüesch) est vraiment bon et c’est ça qui est positif. Personnellement, j’avais de bonnes sensations mais je me suis vite retrouvé dans un groupe dans lequel le tempo n’était pas très rapide. J’ai essayé de me placer à l’avant de ce groupe mais je ramassais les rafales de vent de face donc je n’ai pas pu faire la différence. Donc oui, d’un côté je suis content de ma performance mais de l’autre je sais que j’aurais pu faire mieux.

Comment avez-vous géré ce départ repoussé d’une heure et cette course finalement raccourcie?
C’était assez spécial. On ne savait pas trop ce qui nous attendait. Mais quand on nous a dit qu’on ne partirait qu’une heure plus tard, on s’est réuni les quatre, on a mangé et on a joué au jass. On a passé le temps comme ça et je pense que ça nous a permis d’aborder la course de manière décontractée.

Et alors, qui est-ce qui a gagné au jass?
J’ai joué avec Dario (ndlr: Cologna) et on a eu la chance de l’emporter. Ca nous fait au moins une petite victoire aujourd’hui (rires)!

«Bien sûr, j’aurais préféré un 50 km parce que j’aime les distances longues. Mais 30, c’était déjà suffisant pour bien se faire mal aujourd’hui.»Candide Pralong

Cette distance raccourcie, est-ce que ça modifie votre approche de la course?
C’est vrai que c’est assez déstabilisant. Cela fait une semaine qu’on se prépare pour ce 50 kilomètres. Que l’on réfléchit à ce que l’on va devoir faire kilomètre par kilomètre. Et au final, tout ça est chamboulé à la dernière. Il faut donc réussir à s’adapter. Mais bon, c’est le sport, c’est la même chose pour tout le monde et on était au courant qu’il fallait s’attendre à tout avec ces conditions. Alors oui, bien sûr, j’aurais préféré un 50 km parce que j’aime les distances longues. Mais 30, c’était déjà suffisant pour bien se faire mal aujourd’hui.

La saveur de cette dernière épreuve olympique, elle est la même malgré le fait qu’elle ait été plus courte?
Honnêtement, quand on nous a dit que le départ allait être repoussé, j’ai eu peur que la course soit tout simplement annulée. Au final, on a quand même eu la chance de s’élancer et les conditions n’était pas si mauvaises que ça donc oui, le plaisir était bien là.

Maintenant, rendez-vous dans quatre ans pour vivre ce 50km olympique à Milan et Cortina…
Ouais mais c’est long quatre ans (rires)! Il faudra déjà se qualifier. Avant de penser à ça, je veux encore bien profiter de cette belle expérience ici. J’en tire en tout cas un bilan plus que positif. La forme était au rendez-vous, j’ai pu prendre le départ de trois courses dont un relais olympique et ça se finit sur ce bon résultat d’ensemble aujourd’hui. Tout s’est bien passé.

«Il y a deux, trois ans, je ne m’imaginais pas forcément être là aujourd’hui. Mon mental de compétiteur m’y a conduit.»Candide Pralong

Ces bonnes performances vécues ici en Chine, c’est aussi une belle revanche sur les épreuves vécues ces dernières années…
Le syndrome de surentraînement, les mises à l’écart de Swiss-Ski, je ne pense pas à tout ça actuellement. Je suis encore dans l’adrénaline de la course. Mais c’est clair qu’il y a deux, trois ans, je ne m’imaginais pas forcément être là aujourd’hui. Finalement, mon mental de compétiteur m’y a conduit. Je me dis toujours que je peux faire mieux, que je peux repousser mes limites. En tout cas, je ne veux pas regarder en arrière. Juste profiter du moment présent.

CM
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