Camille Rast après sa première aux JO: «J’avais envie de trop bien faire»

Justin Grept
Responsable des sports

Pour sa première course olympique, Camille Rast a pris la 16e place du géant. La Vétrozaine (22ans) s'est confiée sur ses débuts à notre envoyé spécial à Pékin, Julien Traschsel.

Camille Rast, quel regard portez-vous sur votre première course olympique ?
Je suis un peu déçue de ma deuxième manche. Ça fait partie de l’expérience. C’est clair qu’il y avait un peu de pression. J’avais envie de bien faire… peut-être de trop bien faire. Et je n’ai pas réussi à libérer mon ski comme j’aurais espéré. Il faut dire que le tracé était très pentu, rapide et très droit. Je préfère quand ça tourne, donc c’était déjà un premier challenge pour moi. Ce sont des petits détails, c’est l’expérience qui rentre. Ce n’est pas pour rien que je suis le Rookie de l’équipe, je peux voir le futur avec un bagage plus grand.

C’est la pression que vous vous êtes mise qui a fait que vous ne vous êtes pas libérée ?
Oui, aujourd’hui, c’est clairement dans la tête que ça s’est joué. Je crois avoir plus de travail à faire mentalement que techniquement pour m’améliorer. Ce n’est pas la première fois que je me mets trop de pression, vis-à-vis de moi-même, même pas par rapport à l’extérieur. J’ai envie de bien faire, et ça ne marche pas. Il faut skier avec plaisir pour que ça fonctionne. Je l’ai un peu oublié en deuxième manche, où j’avais trop envie de sortir les crocs.

"J’ai montré que les neiges européennes me convenaient un peu mieux."

Vous vous sentez à l’aise sur cette neige ?
Il y a de bonnes choses qui ressortent. Tout est une question d’adaptation. J’ai montré que les neiges européennes me convenaient un peu mieux. On verra comment ça se passe pour le slalom. Ce sont deux choses différentes, il faudra voir comment je me sens sur les skis de slalom dès demain (ndlr : mardi).

"Quand je vois des Michelle Gisin, Wendy Holdener ou Lara Gut-Behrami dans l’équipe, je sens que leur expérience fait la différence."

Le slalom est mercredi. Ce sera suffisant pour trouver les bons réglages ?
C’est clair que c’est court. Mais on ne peut pas être là une semaine pour une seule course. On en a eu avant, on en aura après. On fait de notre mieux avec ce calendrier. Quand je vois des Michelle Gisin, Wendy Holdener ou Lara Gut-Behrami dans l’équipe, je sens que leur expérience fait la différence. A moi de faire la mienne pour être meilleure les prochaines années.
 

JG/JT
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