Du chocolat valaisan adoubé par une sommité mondiale
Ce weekend, le chocolatier de Crans-Montana David Pasquiet a été distingué par l’un des plus grands noms mondiaux de la pâtisserie : Iginio Massari. Sélectionné parmi cinq artisans dans le monde, il est salué pour la constance et la précision de son travail, mené depuis plus de vingt ans en Suisse.

Il est un peu plus de huit heures ce lundi quand la journée démarre, comme souvent, dans les ateliers de David Pasquiet. Des horaires réguliers, une équipe au complet et un travail qui reprend son cours.
Quelques jours plus tôt pourtant, le chocolatier de Crans-Montana se trouvait à plusieurs centaines de kilomètres de là, à Rimini. Au SIGEP World de Rimini pour être plus précis : l’un des plus grands salons mondiaux dédiés au chocolat, à la confiserie et à la pâtisserie.
Pour cause, l'artisan était invité à recevoir une distinction internationale des mains d’Iginio Massari, figure mondiale du métier, qui cumule plus de 300 récompenses à son actif. "Recevoir un prix de ses mains, c’est quelque chose qui nous touche beaucoup", confie-t-il, évoquant une reconnaissance qui dépasse l’instant.
Une reconnaissance internationale hors concours
Iginio Massari y a réuni cinq artisans issus de différents pays pour une rencontre intitulée « Visions différentes, grandes idées ». L’événement ne récompense pas une création ponctuelle, mais un parcours. " Ce n’est pas un concours sur deux jours, mais une mise en lumière de vingt ans de travail et de passion ", résume David Pasquiet.
Le maître italien a salué "l’attention portée à chaque détail" et le "grand design" des créations du chocolatier valaisan. Une formule que l’intéressé relie directement à sa pratique quotidienne. "On cherche la qualité permanente. Tout commence par la matière première. Avec un produit moyen, on ne peut pas faire un grand chocolat", explique-t-il. Recherche des ingrédients, savoir-faire technique et constance du geste structurent ce travail de fond.
Une récompense collective
Si le trophée porte son nom, David Pasquiet insiste sur la dimension collective de cette reconnaissance. Environ trente personnes travaillent aujourd’hui entre l’atelier et les boutiques. "C’est le prix de tout le monde. Je suis peut-être le compositeur, mais il y a des chefs d’orchestre et des musiciens", image-t-il. La statuette remise à Rimini a d’ailleurs trouvé sa place dans l’espace commun du personnel.
Légitimité et continuité
Invité à s’asseoir aux côtés d’artisans qu’il côtoie depuis longtemps, le chocolatier ne parle ni de surprise ni de vertige. "Après vingt ans, on se sent légitime. On sait que chacun recherche l’excellence dans son entreprise." Les distinctions s’accumulent, mais sans jamais clore le processus. "On se remet tous les jours en question. Un prix, même tardif, montre qu’on continue dans la bonne direction. "
Aujourd’hui davantage tourné vers la recherche et l’innovation, David Pasquiet poursuit ses explorations, comme à Rimini où il a présenté un chocolat fumé.
