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Le FC Sion à l'aube d'un printemps de tous les possibles : "On veut le bonifier au maximum"

Le camp en Tunisie s'est bien passé, le top 5 de Super League est à portée de crampons et le rêve est toujours permis en Coupe de Suisse. Le FC Sion peut aborder son 2ème tour avec ambition. Avant d'accueillir Winterthour, Didier Tholot et ses hommes ont tenu à aller se recueillir à Crans-Montana.

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Christophe Moreillon
Christophe Moreillon, Rédaction Rhône FM
13 janv. 2026, 16:25
/ Màj. il y a 4 jours
Le FC Sion lance son printemps mercredi, par la réception de Winterthour à Tourbillon.
Le FC Sion lance son printemps mercredi, par la réception de Winterthour à Tourbillon. © KEYSTONE / ANDREAS BECKER

Le FC Sion est un habitué de Crans-Montana. Depuis plus de trente ans, il y prend ses quartiers chaque été pour préparer la nouvelle saison. Ce lundi, c'est le cœur bien plus lourd que d'ordinaire que Didier Tholot et ses hommes ont pris la route en direction du Haut-Plateau. Ils se sont rendus sur place pour se recueillir devant le Constellation, moins de deux semaines après le drame qui a ôté la vie à 40 personnes, des adolescents pour la plupart, et qui a bouleversé celle de tout un chacun depuis ce funeste premier jour de l'An. 

"Quand on voit des gamins périr ainsi, on se dit que ça aurait pu être notre fils, notre fille ou des membres de notre famille." Didier Tholot

"Nous sommes des êtres humains. Quand on voit des gamins périr ainsi, on se dit que ça aurait pu être notre fils, notre fille ou des membres de notre famille", témoigne l'entraîneur du club sédunois. "Nous n'avons pas pu le faire plus tôt, mais nous tenions absolument à nous rendre sur place. Tout le groupe a été touché par cet événement. Nous ne pouvons que transmettre nos pensées et un peu de notre force à tous ceux qui ont perdu un être cher, à ceux qui se battent encore pour s'en sortir ainsi qu'à leurs proches."

Impuissants depuis la Tunisie

Alors que le Valais basculait dans l'horreur, le FC Sion s'envolait lui le 1er janvier à destination de la Tunisie pour une semaine de camp planifiée depuis un certain temps. "Tout s'est passé tellement vite. C'est une fois arrivés sur place que nous avons pris la mesure de ce qui s'était passé", relève de son côté le défenseur Numa Lavanchy. "Comme pour tout le monde, une telle tragédie fait relativiser beaucoup de choses. On prend conscience que ce qu'on pense être des problèmes n'en sont pas vraiment. Être loin du contexte lourd qui régnait en Valais n'était pas forcément quelque chose de positif pour nous. Au contraire, nous nous sentions d'autant plus impuissants. Ce n'était pas agréable à vivre comme sensation. La seule chose qu'on pouvait faire, c'était d'être en pensées avec toutes les personnes touchées."

"On ne peut pas vraiment parler de préparation quand elle dure deux semaines." Numa Lavanchy

Ce mercredi soir à Tourbillon, un hommage sera rendu aux victimes avant le coup d'envoi de la rencontre face à Winterthour prévu à 20h30. Au-delà de la minute de silence, plusieurs actions sont prévues sur le terrain comme en tribunes. Pour rappel, ce duel face à la lanterne rouge aurait dû se tenir avant la Fêtes, avant d'être reporté en raison de plusieurs cas de maladie dans les rangs zurichois. Conséquence : le FC Sion n'a eu que deux semaines pour préparer ce premier rendez-vous de l'année. "On ne peut pas vraiment parler de préparation dans ces conditions", estime Numa Lavanchy. "Quand nous nous sommes quittés avant Noël, nous n'avons même pas pu nous dire "à l'année prochaine", puisque la reprise de l'entraînement était déjà fixée le 30 décembre. La coupure a été très courte. Même si nous nous sommes un peu changé les idées, nous n'avons jamais vraiment quitté le monde du foot."

Une reprise plus sereine que l'an dernier

Le discours est évidemment le même chez Didier Tholot. S'il a effectué un bref retour auprès des siens à Bordeaux, le technicien tricolore n'a pas mis longtemps le travail de côté. "Tout mon staff a fait un boulot énorme", salue-t-il. "Nous avons fait un bilan individuel de chaque joueur, nous avons cherché à améliorer beaucoup de choses, à commencer par les balles arrêtées. L'objectif est de nous faire gagner en maturité et en force, aussi bien individuellement que collectivement." Il y a douze mois, un camp au Maroc "très mauvais" selon les termes employés par le coach sédunois avait précédé un printemps compliqué. Cette fois, la donne est différente. Le bilan du stage en Tunisie est positif.

Le FC Sion aborde donc le 2ème tour de cet exercice avec bien plus de confiance et de certitudes que l'an dernier. "Nous n'aurons aucune excuse cette fois", affirme encore Didier Tholot. "À l'époque, au-delà de nombreux malades, nous avions perdu notre capitaine (ndlr : Joël Schmied, parti à Cologne) durant notre séjour au Maroc. Cette fois, la stabilité est de mise. Nous devons toutefois veiller à ne pas penser que le match contre Winterthour est gagné d'avance. Nous affrontons une équipe qui doit se battre pour sa survie à chaque sortie. Un premier match est toujours important. Celui à Zurich avait été fondateur du bon premier tour qui a suivi. À nous de faire en sorte que celui de mercredi lance correctement le printemps."

"À nous de prendre un maximum de points d'emblée pour nous mettre sur les bons rails." Numa Lavanchy

S'il assure qu'il n'utilisera pas ce paramètre dans sa théorie d'avant-match, Didier Tholot est évidemment conscient qu'un succès face à "Winti" permettrait à son équipe de grimper au 5ème rang de Super League, avec six points d'avance sur la 7ème place. De quoi confirmer les ambitions d'un groupe qui peut aussi rêver d'une nouvelle épopée en Coupe de Suisse, avec un quart de finale prévu dans trois semaines sur le terrain de GC. "On veut bonifier au maximum ce printemps", tonne Numa Lavanchy. "L'an dernier, nous nous trouvions dans une situation quasi similaire durant la trêve hivernale (ndlr : 7èmes à trois points de la 5ème place). Au final, nous nous sommes retrouvés à devoir nous battre pour le maintien. À nous, cette fois, de prendre un maximum de points d'emblée pour nous mettre sur les bons rails et regarder vers le haut en championnat. La rencontre contre GC est déjà dans nos têtes, nous voulons absolument la gagner pour disputer, au moins, une nouvelle demi-finale. Prenons toutefois les choses dans l'ordre. Concentrons-nous d'abord sur le gros match qui nous attend ce mercredi. Nous devons gagner à la maison."

Didier Tholot triplement touché ces dernières semaines

"Ce n'est pas une année qui débute de la meilleure des façons sur le plan humain." Par ces mots, Didier Tholot fait évidemment référence au drame survenu dans la nuit de la Saint-Sylvestre à Crans-Montana, mais pas seulement. L'entraîneur sédunois pense également à deux figures du football français disparues dernièrement. D'abord Jean-Louis Gasset, dont le décès est survenu le 26 décembre, au lendemain de Noël. Ensuite Rolland Courbis, passé brièvement par le FC Sion au printemps 2012 et qui nous a quittés ce lundi. "Jean-Louis était déjà quelqu'un que je connaissais bien, mais j'ai été particulièrement affecté par le départ de Rolland. C'est lui qui a lancé ma carrière de joueur à Toulon. Je l'ai ensuite retrouvé à Bordeaux et on s'appelait régulièrement pour discuter de foot. À plusieurs reprises, il m'a aidé à trouver des solutions. Sous ses ordres, tu sortais de la causerie d'avant-match et tu avais l'impression d'être Diego Maradona avant d'affronter des corpos (il sourit). Me dire que je n'entendrai plus jamais "comment ça va mon coco?" lorsque le téléphone sonnera, ça me fait bizarre."

CM
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