Volley: le VBC Fully aux portes d'inespérés barrages de maintien en Ligue B

Adrien Ançay ©Rhône FM
Volleyball

En volley, le VBC Fully peut décrocher une place inespérée en barrages de ligue B. Les Valaisans ont leur destin entre leurs mains.

En volleyball, le VBC Fully joue une partie de son avenir ce week-end. Les Bas-Valaisans jouent deux matches, samedi et dimanche. Avec en point de mire: une qualification pour les barrages de maintien en Ligue nationale B.

Une victoire en deux matches

Pour cela, l’équipe a son destin entre les mains. Et pour être tout à fait franc, ce n’était pas gagné d’avance ! Actuellement 12e et avant-dernier de Ligue B, il doit gagner un des deux matches qu’il joue ce week-end pour acter sa participation à ces barrages, qu’il disputera sauf énorme surprise contre la deuxième équipe du LUC. Mieux, les Fullérains pourraient même terminer 11e, puisqu’ils affrontent justement les Vaudois ce samedi. 

En cas de victoire, outre l’avantage de la salle lors des barrages, ils prendraient un ascendant psychologique. «On peut compter sur des joueurs d’expérience, donc même si on devait perdre samedi, on sait que les barrages sont des rencontres complètement différentes. On en a déjà fait.», commence le vice-capitaine et responsable délégué de la formation valaisanne, Adrien Ançay. «Après, oui, si nous parvenons à faire un match très complet et avoir un résultat clair – 3-0 par exemple -, le LUC II pourrait douter. D’autant qu’ils étaient toute la saison devant nous et que nous sommes les outsiders qui n’avons plus rien à perdre.»

Les barrages, objectif inespéré 

On l’a dit, le VBC Fully revient de loin. Alors qu’il avait gagné qu’une seule fois lors des quinze premières rencontres de la saison, le club a retrouvé des couleurs. Lors des six dernières rencontres, il l’a emporté deux fois et perdu une fois 3 sets à 2 (et donc partagé l’enjeu avec l’adversaire). Cette métamorphose est due à l’arrivée d’un renfort de poids: Jean-Patrice Ndaki, international camerounais qui compte 240 sélections et qui a évolué en Pro A français ou au Japon. 

«Jean-Patrice Ndaki a une aura sur tout l’effectif. Depuis qu’il est là, on est tous meilleurs.» Adrien Ançay, vice-capitaine du VBC Fully

«Il nous apporte ce qu’il nous manquait. C’est-à-dire une très grande expérience. Après, physiquement, il est très impressionnant, il nous apporte de la hauteur et de la force au filet», détaille Adrien Ançay, avant de poursuivre: «Dans les moments importants, on sait qu’on peut se reposer sur lui. Il nous rassure, notamment les jeunes de l’équipe. Il a une aura sur tout l’effectif. Depuis qu’il est là, on est tous meilleurs.»

Mais comment le VBC Fully, formation de deuxième division suisse, a pu s’attacher les services d’une telle pointure ? «Je connais son frère, avec qui j’ai joué à l’époque, lors de l’épopée de Martigny en LNB et LNA. Jean-Patrice est venu il y a deux ans, pour essayer. Alors qu’il vivait au Cameroun, il a été séduit par les paysages valaisans et l’accueil qu’il a reçu. Et même si le niveau de jeu n’a rien à voir avec ce qu’il a connu par le passé, il est revenu cette année.»   Avec Jean-Patrice Ndaki, le VBC Fully tentera de se qualifier ce week-end pour les barrages de Ligue nationale B. S’il y parvient et les remporte, il sauvera sa place dans la ligue. S’il y va et perd, il devra jouer un tour de promotion-relégation face aux deux meilleurs de 1e ligue. 

JG
Thèmes liés à l'article
Volley-ballVBC FullyAdrien Ançay
Catégories