La Suisse veut que les responsables "rendent des comptes"

Le président de la Confédération Ignazio Cassis a considéré que les justifications russes n'étaient "pas crédibles" pour l'offensive en Ukraine. ©KEYSTONE/FABRICE COFFRINI
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Keystone-ATS
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La Suisse veut que les responsables de violations des droits humains et du droit international humanitaire (DIH) en Ukraine "rendent des comptes". Lundi, le président de la Confédération Ignazio Cassis a estimé que Genève peut apporter "une contribution importante".

"Les tentatives de la Fédération de Russie pour légitimer son action ne sont pas crédibles", a-t-il affirmé au début du Conseil des droits de l'homme. "Il n'y a eu une aucune provocation permettant de justifier une telle intervention".

Le président de la Confédération a réitéré la condamnation de la Suisse et son appel à un retrait de ses troupes d'Ukraine. Il a dénoncé une restriction aux libertés fondamentales en Russie où les médias ne peuvent utiliser que des informations de sources officielles. La Suisse condamne les arrestations de manifestants dans ce pays contre la guerre.

M. Cassis s'est dit convaincu que les institutions des droits de l'homme à Genève "peuvent apporter une contribution importante en faveur de la protection des droits de l'homme et du droit international humanitaire en Ukraine". Il a appelé à réfléchir sur "le développement et le renforcement des outils de surveillance des droits de l'homme de l'ONU en Ukraine".

Il a appelé à nouveau à protéger les civils et les personnes hors de combat, particulièrement les prisonniers de guerre et autres détenus. L'accès humanitaire doit être garanti, a affirmé M. Cassis. Les patients, le personnel médical, les infrastructures et transports médicaux ne doivent être ciblés, selon le président.

ATS
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