La Coop et la FOVAHM collaborent depuis 20 ans avec le projet "Intégration Handicap"

Yves Crettaz
Journaliste stagiaire

Le géant de la distribution "Coop" a lancé il y a vingt ans un projet dénommé "Intégration Handicap". La Fondation valaisanne en faveur des personnes avec une déficience intellectuelle s’est associée au distributeur dès le lancement.

Le géant de la distribution Coop accueille de plus en plus de personnes en situation de handicap : 36 jeunes issus de la FOVAHM, la Fondation valaisanne en faveur des personnes avec une déficience intellectuelle, travaillent dans un des quatre commerces-partenaires : Collombey, Martigny, Conthey et Sion.

"C'est plutôt moi qui ai été intégré que le contraire"

Alain Droz, gérant du centre commercial Coop Cristal à Martigny

Une intégration qui n’est pas toujours facile, tant pour les personnes en situation de handicap que pour les personnes valides : "C'est plutôt moi qui ai été intégré que le contraire", lance Alain Droz, gérant du centre commercial Coop Cristal à Martigny. Avant de rebondir : "J'ai ressenti un accueil très fort et important de leur part dès mon arrivée. J'appréhendais, j'avais des doutes et des peurs. Je voulais plutôt fuir les personnes en situation de handicap au début. Mais en fait, les barrières sont vite tombées avec un accueil extraordinaire de leur part".

Quid de la rémunération ?

Les maîtres socio-professionnels, tout comme les personnes en situation de handicap, sont rémunérés grâce à une enveloppe donnée par la Coop. Daniel Zufferey, directeur de la FOVAHM, explique que le salaire des personnes en question est leur rentre AI : "De plus, La FOVAHM leur donne une rétribution qui se base sur le principe d'un forfait mensuel et par catégorie d'ateliers comme la proximité avec le premier marché, le rendement, la dextérité, la production, l'environnement ou encore le chiffre d'affaire" ajoute Daniel Zufferey.

Un rendement équivalent

Stéphanie Devayes, maîtresse socioprofessionnelle, accompagne plusieurs jeunes dans les réseaux de grande distribution. Selon elle, le rendement est le même que pour un collaborateur non-issu de la FOVAHM : "Oui, il l'est. Du moment qu'on lui propose un encadrement adapté et des méthodes pour pallier au handicap, ça le fera. Parfois, ça nécessite plus de temps mais le rendement sera équitable".

Jessie et Samantha, bénéficiaires de la FOVAHM, sont venues à la radio pour parler de leur travail qu'elles affectionnent particulièrement. Les deux jeunes femmes suivent un tournus bien rôdé puisqu’elles peuvent passer des fleurs au rayon cosmétique, en passant par le non-food ou encore le secteur surgelé. Une formation touche-à-tout qui plait aux employés en question. Le sujet est à écouter ci-dessous :

Ce projet "Intégration Handicap" est présent dans onze centres commerciaux répartis dans toute la Suisse romande.

YC
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