Discriminations en hausse dans l'éducation

Selon le rapport, le racisme est très présent à l'école et dans les lieux de formation (image d'illustration). ©KEYSTONE/TI-PRESS/SAMUEL GOLAY
Racisme
Keystone-ATS
Keystone-ATS

L'année dernière, 630 cas de discrimination ont été signalés aux centres de consultation pour les victimes de racisme. La plupart d'entre eux ont eu lieu sur le lieu de travail ou de formation. Les discriminations et les insultes étaient les plus fréquentes.

La majorité des cas étaient dus à la xénophobie, au racisme anti-noirs et au racisme anti-islamique, ont indiqué dimanche la Commission fédérale contre le racisme (CFR), l'organisation non gouvernementale Humanrights et le réseau de consultation pour les victimes de racisme.

Sur les cas recensés, 106 ont eu lieu sur le lieu de travail. Dans le secteur de l'éducation, il y en a eu 94. Par rapport à l'année précédente, cela représente une nette augmentation dans l'éducation.

Ainsi, un père s'est adressé à un centre de conseil parce que son fils avait subi à plusieurs reprises des agressions verbales massives de la part de camarades de classe. Lorsque l'élève s'est défendu, l'école a pris des mesures disciplinaires à son encontre sans prêter attention aux agressions racistes.

Xénophobie et haine raciale

Selon le rapport, les motifs de discrimination les plus fréquents étaient la xénophobie avec 218 cas et le racisme anti-noirs avec 207 cas. Le racisme anti-noirs a été le plus fréquent dans les établissements d'enseignement (40 cas) et sur le lieu de travail (37 cas).

A cela s'ajoutent 26 cas dans l'espace public et 26 autres dans le voisinage. Les consultations pour racisme anti-islamique (53) et pour insultes envers des personnes originaires du monde arabe (51) ont été nombreuses. La nouvelle catégorie de racisme contre les Asiatiques a donné lieu à 41 événements, le plus souvent des insultes, des propos ou des illustrations dégradants.

Le Covid donne des ailes à l'antisémitisme

Les déclarations d'antisémitisme ont légèrement augmenté. Il s'est agi de la négation ou de la minimisation de l'Holocauste et de théories du complot antisémites qui ont davantage circulé pendant la pandémie de Covid-19. Dans un entretien de conseil sur trois, les centres d'accueil ont en outre constaté une discrimination multiple en raison du statut juridique, du sexe ou de la position sociale.

Comme l'ont encore indiqué les trois organisations, la propension à s'adresser à un centre de conseil contre le racisme ne cesse d'augmenter. Ainsi, les centres ont enregistré une augmentation d'environ 180 annonces entre 2019 et 2021.

ATS
Les articles les plus lus
album_image
En ce moment
LibreANGELE