Pass Saint-Bernard : dix ans d’existence, 14 000 abonnés et une vraie valeur ajoutée
Lancé en 2016-2017, le Pass Saint-Bernard fête ses dix ans. Pensé pour valoriser l’ensemble des activités du Pays du Saint-Bernard, été comme hiver, il revendique aujourd’hui plus de 14 000 abonnés annuels et une identité résolument locale.

Il y a dix ans, l’offre touristique du Pays du Saint-Bernard reposait encore largement sur des abonnements de ski distincts, peu adaptés à une région où l’été génère près de 80 % des nuitées. L’idée d’un pass unique naît alors avec une ambition claire : rassembler, dans un même abonnement, l’ensemble des activités proposées sur le territoire. " On voulait regrouper toutes les activités de notre région, en mettant en avant nos domaines skiables, mais aussi tout ce qui se fait en été ", rappelle Gaëtan Tornay, directeur du Pays du Saint-Bernard.
Un succès familial assumé
Dix ans plus tard, le Pass Saint-Bernard revendique plus de 14 000 abonnements annuels, soit près de dix fois plus que les anciens abonnements de ski. Un chiffre sans commune mesure avec les grands pass alpins, mais qui correspond à la philosophie du projet. " On ne cherche pas à être en concurrence. On s’adresse surtout à un public régional et aux propriétaires de résidences secondaires ", souligne Gaëtan Tornay.
Le public reste majoritairement local et familial, issu du Valais romand et du bassin lémanique. Le prix, fixé aujourd’hui à partir de 159 francs par an, est souvent cité comme un facteur déterminant. Initialement lancé à 99 francs, le tarif a dû évoluer. " Le prix de départ était trop bas. Avec l’évolution des autres abonnements, il a fallu trouver le bon équilibre ", reconnaît le directeur.
Une offre étendue toute l’année
La longévité du pass repose sur sa polyvalence. Ski alpin à La Fouly, Champex-Lac ou Vichère-Liddes, activités estivales, accès aux transports publics : plus d’une quinzaine de prestations sont incluses sur l’année. " Le ski reste l’atout numéro un, mais l’intégration des activités d’été et des transports publics a renforcé l’attractivité du pass ", explique Gaëtan Tornay.
Cette dimension de mobilité dépasse le simple cadre du loisir. Le pass est aussi utilisé pour se déplacer ou partir en balade sans voiture, un argument de plus en phase avec les enjeux actuels de transition et d’accessibilité.
Un anniversaire tourné vers les fidèles
Pour marquer ses dix ans, le Pass Saint-Bernard a choisi la sobriété. Trois journées de remerciement sont organisées cet hiver sur les domaines skiables, avec apéritif et raclette offerts aux abonnés. La première a lieu à Vichère-Liddes, les suivantes à La Fouly et à Champex-Lac, au retour des beaux jours. " C’est avant tout une manière de remercier notre clientèle fidèle ", insiste le directeur.
L’avenir du pass est étroitement lié aux infrastructures en cours de développement. Le nouveau télésiège de Vichère-Liddes est attendu à l’horizon 2027-2028, tandis qu’un restaurant doit voir le jour sur les pistes de La Fouly. À la Breya, le projet de reconstruction du restaurant, détruit par un incendie, devra s’accélérer. Autant d’investissements destinés à renforcer l’attractivité de l’offre globale.
À plus long terme, les responsables espèrent avant tout assurer la continuité du pass. " L’objectif, c’est qu’il existe toujours dans dix ans, avec des activités encore plus attrayantes grâce à des infrastructures rénovées ", résume Gaëtan Tornay.
