«Très fier d’avoir remonté la pente grâce à une structure construite autour de moi»: Candide Pralong

Candide Pralong ©Keystone-ats
Ski de fond
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Séance shopping spéciale pour Candide Pralong cette semaine. Comme beaucoup d’autres athlètes, le Valaisan a reçu ses tenues olympiques. Un moment symbolique vécu intensément par le fondeur du val Ferret.

Tenues de représentation ou de sport, avec la croix suisse bien visible, Candide Pralong a eu droit à une séance shopping spéciale cette semaine. Pas besoin de passer à la caisse, simplement la nécessité de trouver sa taille.

« On se réjouit de mettre ces habits et d’aller le plus vite possible avec. » Candide Pralong 

Le fondeur du val Ferret a vraiment senti lors de ce moment que l’aventure olympique prenait vie. « C’est assez symbolique, lance le Valaisan. J’étais avec mon pote Jovian Hediger et on était comme des gamins pendant les essayages. On se rend compte de ce que l’on va vivre ces prochaines semaines. Surtout on se réjouit de mettre ces habits et d’aller le plus vite possible avec ! »

Avant d’être sanitaire, la bulle existait déjà

La grosse machine de Swiss Olympic et de ses sponsors semble rôdée, tant mieux pour les athlètes. S’il a pu partager cette remise des tenues avec son pote Jovian Hediger, Candide Pralong n’a, en revanche, pas croisé beaucoup d’autres sportifs en raison du covid. Les contacts sont réduits au strict minimum.

« On essaie toujours de faire le mieux possible pour être le plus performant. » Candide Pralong

L’habituel effet de groupe et l’effervescence qui l’entoure en prennent un coup. Mais l’essentiel est ailleurs. La preuve, la notion de bulle, existait déjà dans le sport, bien avant la pandémie. « On essaie toujours de faire le mieux possible pour être le plus performant. Et la situation actuelle ne nous prétérite pas dans le sens où toutes les nations vivent un peu la même chose. On aura tous les mêmes chances au départ et je me dis aussi qu’on n’est pas vraiment à plaindre dans le sport par rapport à d’autres métiers. »

En Chine ou nulle part

Fier de son parcours, reconnaissant de la chance qu’il a, de faire au quotidien ce qu’il aime par-dessus tout, Candide Pralong ne se fait pas d’illusion. Ses deuxièmes Jeux Olympiques seront particuliers mais la joie d’y aller est sincère. « Ces JO seront spéciaux, concède-t-il. D’un autre côté, pour les organiser en 2022 dans le contexte actuel, je pense que très peu de pays en seraient capables. Je ne sais pas comment ça sera à Pékin mais je me dis que c’est un pays qui saura se montrer très strict et cela aurait été compliqué de les avoir ailleurs. »

« S’il y a du monde autour c’est sympa mais s’il n’y en n’a pas on fera la même course. » Candide Pralong

Alors ces olympiades sans public étranger, sans les familles à proximité font-elles vraiment rêver ? « On est réellement heureux d’y participer, répond-il. C’est clair qu’on aimerait partager ça avec nos proches mais si on y va c’est parce qu’on s’entraîne tous les jours et qu’on a envie de se comparer avec les autres sur une course olympique. S’il y a du monde autour c’est sympa mais s’il n’y en n’a pas on fera la même course. Et avec les nouvelles technologies, il y a toujours moyen de partager des choses avec nos proches. » Soutenu à distance Candide Pralong abordera les JO avec la sérénité qui le caractérise. Sans autre objectif que celui de donner le meilleur de lui-même.

Acteur de sa propre réussite

À l’image d’autres sportifs, Candide Pralong a connu de multiples épisodes depuis son arrivée au plus haut niveau. Des phases de totale réussite et de véritables trous. L’épisode le plus douloureux fut le syndrome de surentraînement. Fatigué en permanence pendant cette période, le Valaisan a vu son monde s’écrouler en partie. Autre séquence délicate, la mise à l’écart des cadres de Swiss Ski.

« J’ai participé à ce projet en mettant vraiment la main à la pâte. C’est pour cela que je m’éclate encore plus. » Candide Pralong

De toutes ces épreuves, l’athlète n’a gardé aucun sentiment de revanche. Simplement de la fierté d’avoir pu choisir sa propre voie. « Le chemin était vraiment difficile. Le fait d’avoir pu remonter la pente grâce à une structure construite autour de moi, cela me rend vraiment fier. Je n’étais dépendant d’aucun groupe. J’ai participé à ce projet en mettant vraiment la main à la pâte. C’est pour cela que je m’éclate encore plus. »

Candide Pralong s’envolera pour Pékin le 30 janvier prochain. Il disputera les épreuves de distance en ski de fond, à l’occasion de ses deuxièmes Jeux Olympiques. Ses débuts sont prévus dès le 6 février.

HDC

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