Sortie de crise: le canton se sépare du personnel engagé et ferme les centres de vaccination

Centre de vaccination © Keystone ATS - Jean-Christophe Bott
Covid-19
Nathalie Terrettaz
Journaliste RP

Suite aux récentes décisions du Conseil fédéral, le canton planifie sa sortie de crise. Fermeture des centres de vaccination et réduction du personnel: l’avenir d’une centaine d'employés engagées pour la gestion de la pandémie est en jeu.

Le canton a élaboré un plan de sortie de crise en plusieurs étapes. Suite aux récentes annonces du Conseil fédéral, et en raison de l’évolution de la situation épidémiologique, le canton va fortement réduire ses activités en lien avec le Covid-19, dès à présent et jusqu’au 31 mars.

Une centaine d'employés concernés

Les personnes engagées au plus fort de la crise sont concernées par cette décision. Elles ont été informées de ce changement ce matin. Des mesures d'accompagnement sont prévues. «Une centaine de personnes sont concernées par cette décision du canton», précise Mathias Reynard, conseiller d’Etat en charge de la santé. «Il y a évidemment du personnel soignant.

«Nous essayons de trouver des solutions pour chacune et chacun.» Mathias Reynard, conseiller d'Etat

Pour trouver des solutions pour le maximum d'entre eux, nous avons travaillé avec l'hôpital, les EMS et les CMS. Nous avons aussi du personnel administratif. Là nous avons regardé avec les autres services de l'Etat, avec le Service de la protection des travailleurs, ou encore avec les Offices régionaux de placement.»

Fermeture des centres de vaccination

Autre point. Avec le net recul de la demande de vaccin, les centres de Brigue, Sion et Martigny, directement gérés par le canton, seront fermés d’ici la mi-mars. C’est l’Institut central des hôpitaux qui reprendra l’activité de vaccination à Viège et à Sion, dès le 14 mars.

«L'objectif est de ne pas être pris au dépourvu.» Mathias Reynard, conseiller d'Etat

«Depuis le début de cette crise, nous devons adapter sans cesse le dispositif de vaccination. Il a déjà été réduit et va encore l'être aujourd'hui avec la fermeture de ces différents centres. Mais avec moins d'une centaine d'inscriptions par jour, on ne doit pas maintenir un grand dispositif», explique Mathias Reynard.

Prêt en cas de nouvelle vague

En cas de nouvelle vague d'infections, le canton est prêt. Quinze à vingt personnes conserveront leur poste, selon Mathias Reynard. Les équipes qui resteront actives sont chargées d’adapter le dispositif cantonal en cas de nouvelle vague. «Aujourd'hui nous sommes mieux préparés. L'objectif est de ne pas être pris au dépourvu», conclut le conseiller d'Etat.

NT