Récolter des sacs à dos pour les migrants: le projet de deux Valaisannes dépasse toutes les attentes

Sacs à dos sans frontières © Rhône FM
Humanitaire
Nathalie Terrettaz
Journaliste RP

Elles espéraient récolter 1'000 sacs à dos pour venir en aide aux migrants. Ce sont finalement plus de 4'000 sacs qui partiront ces prochains jours depuis le Valais. Direction le nord de la Grèce. Ils seront distribués aux hommes, femmes et enfants par les ONG sur place.

L'idée est née suite à un séjour de Joëlle Mayoraz en Grèce: elle a travaillé deux mois sur place pour l'ONG Wave Thessaloniki. C'est là qu'elle a pu constater qu'il y avait un vrai besoin de sac à dos. «Les personnes transportent leurs effets personnels dans des sacs plastiques. On leur propose rarement des sacs à dos». A son retour, Joëlle Mayoraz lancera l'action Sacs à dos sans frontières, avec son amie Flavia Gillioz.

Plus de 4'000 sacs à dos

Au départ, les deux jeunes femmes visaient 500 sacs à dos. En voyant le succès des premières semaines, elles avaient revu leur objectif en espérant réunir 1'000 sacs d'ici la fin janvier. Leur action a finalement dépassé toutes leurs attentes : ce sont plus de 4’000 sacs qui ont été récoltés jusqu’ici.
Ils affluent depuis les différents points de collecte dans un entrepôt de Riddes, où ils sont stockés avant leur départ pour la Grèce. «Honnêtement, on ne pensait jamais atteindre un tel chiffre. C'est vrai qu'il y a eu un bel élan de solidarité vers la fin, grâce aux médias qui nous ont donné une bonne visibilité», se réjouit Flavia Gillioz. Derrière elle, une montagne de sacs à dos, et des cartons remplis de sacs, qui s'empilent sur des palettes.

40 bénévoles

Ce ne sont pas moins d’une quarantaine de bénévoles qui sont venus épauler les deux jeunes femmes pour ce projet. Ce mardi matin dans l’entrepôt de Riddes, quelques femmes s’activent : tri et contrôle des sacs à dos, mais aussi préparation et étiquetage des cartons. Sur place, Leonilde de Martigny. «On trie les sacs, on contrôle les sangles et les fermetures éclair. Et surtout on vide les sacs de tout ce que les gens ont pu mettre dedans: plaques de chocolat, peluches, gants et bonnets, couteaux suisses, ou encore des paquets de mouchoirs en papier.» Les sacs sont ensuite triés par tailles, placés dans des cartons étiquetés, et finalement disposés sur des palettes.

La collecte de sacs à dos s’est terminée le 31 janvier. Ils seront acheminés ces prochains jours vers le nord de la Grèce, puis redistribués aux migrants par différentes ONG sur place.

NT

Podcasts liés:

Sacs à dos sans frontières, projet lancé par deux jeunes Valaisannes, dépasse toutes les attentes.
Catégories