Quel ténor pour la Suisse ?

Le centre des congrès où se déroulera le tirage au sort de vendredi entre les gratte-ciel de Doha. ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON
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Keystone-ATS
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Après la France en 2006 et en 2104, l'Espagne en 2010 et le Brésil en 2018, quel ténor la Suisse affrontera-t-elle pour sa cinquième Coupe du monde de rang ? La réponse tombera ce vendredi à Doha.

Le tirage au sort de la Coupe du monde 2022 marquera les trois coups d'un tournoi bien singulier. Le choix du Qatar arrêté par le Comité exécutif de la FIFA dès 2010 a non seulement soulevé le débat sur le respect des droits humains en raison du traitement réservé aux travailleurs étrangers par l'émirat mais aussi a provoqué le report du tournoi en fin d'année, du 21 novembre au 18 décembre, pour éviter les fortes chaleurs de l'été.

Cette Coupe du monde vraiment pas comme les autres sourira-t-elle à la Suisse de Murat Yakin ? Quart de finaliste de l'Euro 2021, l'équipe de Suisse reste sur deux éliminations en huitième de finale en Coupe du monde, en 2014 contre l'Argentine pour sans doute le plus beau match de l'ère d'Ottmar Hitzfeld et en 2018 contre la Suède à l'issue cette fois de la pire rencontre livrée sous la férule de Vladimir Petkovic.

Pas encore la Serbie

Murat Yakin s'est envolé jeudi matin depuis Zurich vers Doha. Le Bâlois n'a pas voulu se prêter au jeu - futile - des pronostics. Murat Yakin accueillera toutefois le résultat avec son flegme coutumier. Sans doute souhaite-t-il que la Suisse, qui figure dans le deuxième chapeau, ne retrouve pas la Serbie qui se trouve dans le troisième chapeau. Il y a quatre ans à Kalninigrad, la rencontre entre ces deux équipes, remportée 2-1 par la Suisse, avait provoqué bien des polémiques en raison des célébrations des deux buteurs suisses, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri. De par leurs origines kosovares, les deux hommes livraient en quelque sorte le match de leur vie contre la Serbie. Un nouveau "remake" réveillerait bien des tensions.

En revanche, Murat Yakin ne serait pas chagriné de rencontrer le Maroc, qui sera également dans le chapeau 3. Il a indirectement une revanche à prendre sur Vahid Halilhodzic, le sélectionneur marocain, qui avait traité si durement son frère Hakan en 2003 lorsqu'il dirigeait le Paris Saint-Germain. Restaurer l'honneur de la famille Yakin ne lui déplairait pas.

Encore trois cases à remplir

Le tirage "idéal" proposerait à la Suisse le Qatar comme adversaire du chapeau no 1, la Tunisie (chapeau 3) et le vainqueur du barrage qui opposera en juin prochain au Qatar le Costa Rica à la Nouvelle-Zélande. La particularité de ce tirage au sort réside dans le fait que trois cases restent à remplir. Outre le vainqueur de Costa Rica - Nouvelle-Zélande, il reste à déterminer qui du Pays de Galles et du vainqueur d'Ecosse - Ukraine, match reporté en raison de l'invasion de l'Ukraine, sera la 13e équipe européenne engagée et quelle sera l'issue d'un autre barrage entre le Pérou et le vainqueur d'Australie - Emirats Arabes Unis.

On précisera que deux équipes d'Amérique du Sud, de la zone Concacaf, de l'Asie ou de l'Afrique ne peuvent pas se retrouver dans le même groupe. Que la Suisse n'a encore jamais depuis 2006 été la seule équipe européenne dans son groupe. Les chances qu'un tel scénario se produise ne sont pas immenses. Il y a quatre ans, seules la Russie et la Pologne n'avaient pas affronté une équipe européenne au premier tour.

ATS
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