Novak Djokovic bientôt fixé sur son éventuelle expulsion

Novak Djokovic devrait être fixé sur son sort dimanche ©KEYSTONE/AP/James Ross
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Keystone-ATS
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L'ultime bataille judiciaire entre le no 1 mondial Novak Djokovic et le gouvernement australien s'est tenue dimanche devant la Cour fédérale d'Australie à Melbourne.

Le gouvernement australien soutient que le Serbe non-vacciné contre le Covid-19 constitue un "risque sanitaire" et entend l'expulser du pays. La décision de la Cour est attendue dans la matinée en Suisse.

Les trois juges de la Cour ont entendu durant plusieurs heures les arguments des représentants du tennisman et ceux du gouvernement, avant de se retirer pour délibérer. Autorisé à quitter le centre de rétention où il a été placé samedi, Djokovic a suivi l'audience en ligne depuis les bureaux de ses avocats.

A la veille des premiers coups de raquette de l'Open d'Australie où "Nole" espérait toujours pouvoir remporter un 21e titre du Grand Chelem record, l'audience en référé doit décider si le joueur doit être immédiatement renvoyé chez lui et interdit de territoire australien pendant trois ans, ou si au contraire il peut disputer le tournoi.

Dans ses conclusions déposées samedi devant la Cour, le ministre de l'Immigration Alex Hawke a soutenu que la présence de Djokovic dans le pays "est susceptible de représenter un risque sanitaire". Selon lui, elle encourage "le sentiment anti-vaccination" et pourrait dissuader les Australiens de se faire injecter leurs doses de rappel, alors que le variant Omicron se répand à grande vitesse dans le pays.

"Troubles civils"

La présence en Australie du champion pourrait même "entraîner une recrudescence des troubles civils", a ajouté le ministre. Même s'il a qualifié le risque que Djokovic contamine lui-même des Australiens de "négligeable", le ministre a estimé que son "mépris" passé des règles sanitaires contre le Covid constitue un mauvais exemple.

Dimanche devant la Cour, les avocats de Novak Djokovic ont qualifié le placement en rétention de leur client et sa possible expulsion d'"illogique", "irrationnelle" et "déraisonnable". Le gouvernement "ne sait pas quelles sont les opinions de M. Djokovic actuellement", a plaidé l'avocat Nick Wood, affirmant que son client n'a jamais soutenu publiquement le mouvement anti-vaccination.

Preuves suffisantes

L'avocat du gouvernement, Stephen Lloyd, a répondu que le fait que le champion ne soit pas vacciné près de deux ans après le début de la pandémie et qu'il ait ignoré de façon répétée les règles sanitaires, notamment en omettant de s'isoler alors qu'il se savait infecté, constituaient des preuves suffisantes de sa position.

La décision que prendront les trois juges de la Cour fédérale sera pratiquement impossible à contester tant par le gouvernement australien que par Djokovic.

ATS
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