Maximilien Drion et Armand Marchant: deux histoires belges à la sauce valaisanne

Maximilien Drion (à gauche) et Armand Marchant ©Rhône FM
Sports d'hiver
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Les Belges se plaisent en Valais, ce n’est pas nouveau. Dans les sports d’hiver, deux athlètes s’illustrent particulièrement. Découvrez les histoires d’Armand Marchant et de Maximilien Drion qui se sont rencontrés à Zinal grâce à Rhône FM.

Armand Marchant pratique le ski alpin sur le circuit de Coupe du monde. Maximilien Drion a déjà fêté des podiums en course à pied mais il excelle aussi en ski alpinisme. Les deux jeunes partagent une multitude de points communs mais ils ne s’étaient jamais croisés. Rhône FM a organisé une rencontre au sommet à Zinal.

Ils auraient pu se croiser ailleurs

Venons-en aux points communs (liste non-exhaustive) : leur amour du Valais (canton qu’ils ont découvert très jeunes pour des raisons familiales diverses), leur nationalité (l’un est né à Bruxelles et l’autre à Liège), leur année de naissance (1997). Au fil de la discussion on apprend même que Maximilien Drion a participé, sans grand succès, à des Grand Prix Migros en ski alpin, où il aurait pu croiser Armand Marchant.

« Au début les gens ont pensé que c’était une mauvaise blague. Un Belge qui veut faire du ski alpin à haut niveau, cela n’avait aucun sens. » Armand Marchant

Ce qui saute aux yeux, c’est surtout leur parcours, différent certes mais singulier. Ces Belges sont quasiment les seuls représentants de leur nation dans des sports de montagne. Les deux hommes partagent également le fait d’avoir dû créer des structures, presque de zéro, pour pouvoir s’entraîner et atteindre le haut niveau. « Au début les gens ont pensé que c’était une mauvaise blague, raconte le slalomeur. Un Belge qui veut faire du ski alpin à haut niveau, cela n’avait aucun sens. » Et pourtant, petit à petit Armand Marchant a fait son chemin.

La structure privée, solution privilégiée par les deux

« Il y a une fédération en Belgique, précise Armand Marchant. Cela a été un peu créé de toute pièce par mes parents et d’autres parents. Actuellement c’est une ancienne skieuse belge qui s’en charge, Karen Persyn. La difficulté est que peu de skieurs font de la compétition. C’est pour ça que j’ai décidé de créer ma propre structure. » Encore une fois, l’histoire du slalomeur ressemble, à quelques détails près, à celle de Maximilien Drion.

« Quand je parle de course de montagne ou de ski alpinisme en Belgique, je dois toujours passer du temps à expliquer ce que c’est. » Maximilien Drion 

Coaché actuellement par Yannick Ecoeur, celui qui a déjà fêté une victoire sur la Coupe du monde de ski alpinisme trouve en Valais des soutiens divers. Il collabore ponctuellement avec le Club Alpin Suisse et partage des sorties et des entraînements avec les Helvètes qu’il connaît bien. Paradoxalement, le résident de Vercorin doit surtout trouver le moyen d’exister dans son pays d’origine alors qu’il pratique deux disciplines inhabituelles pour un Belge. Même auprès des instances sportives, il doit faire un peu de pédagogie. « Quand je parle de course de montagne ou de ski alpinisme en Belgique, je dois toujours passer du temps à expliquer ce que c’est », relate Maximilien Drion. L’entrée prochaine de sa discipline hivernale dans le giron olympique va changer la donne.

Leur terrain de jeu favori en Valais

Basé dans le Val d’Anniviers, Maximilien Drion rêve de JO d’hiver pour le ski alpinisme et de Sierre-Zinal l’été, entre autres. Armand Marchant a, quant à lui, trouvé à Anzère des soutiens financiers et logistiques. Et aussi une certaine reconnaissance. « Les gens me reconnaissent et m’encouragent, explique-t-il. Dernièrement on a eu un problème avec notre camionnette. Le garagiste n’a rien facturé en disant que c’était sa contribution pour ma carrière. »

« Tout le monde connait un peu mon parcours et mon histoire. C’est très agréable de discuter avec des connaisseurs. » Armand Marchant

S’il ne réside pas en Valais toute l’année comme Maximilien Drion, Armand Marchant s’y sent tout de même à la maison. « La Suisse est un pays de passionnés, surtout de ski de compétition. Tout le monde connait un peu mon parcours et mon histoire. C’est très agréable de discuter avec des connaisseurs. » Soutenu notamment par des sponsors valaisans, Armand Marchant participe à la Coupe du monde de ski alpin. Le slalomeur, 16ème du parallèle de Lech en Autriche dimanche dernier, espère décrocher un podium cette saison. Il veut également briller pour la Belgique aux JO d’hiver à Pékin. Maximilien Drion, blessé à un pied, veut monter à nouveau sur des podiums en ski alpinisme et bien figurer lors de la prochaine Patrouille des Glaciers.

Découvrez l’interview intégrale et exclusive accordée par Armand Marchant et Maximilien Drion à Rhône FM

HDC

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