Le parti présidentiel LREM change de nom et devient "Renaissance"

Le parti du président Emmanuel Macron change de nom et devient Renaissance (archives). ©KEYSTONE/AP/LAURENT CIPRIANI
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Keystone-ATS
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Le parti présidentiel La République en marche (LREM) change de nom et devient "Renaissance", a annoncé jeudi son délégué général Stanislas Guerini. Il se veut populaire et ouvert aux citoyens et élus "d'où qu'ils viennent".

"Nous initions aujourd'hui un mouvement de refondation de La République en marche pour pouvoir continuer à élargir ce mouvement politique qu'a créé le président de la République Emmanuel Macron il y a un peu plus de six ans dans un parti politique qui portera le nom de Renaissance", a indiqué M. Guerini lors d'une conférence de presse à Paris.

Renaissance, qui était le nom de la liste macroniste aux élections européennes de 2019, est un parti destiné à "être fidèle à la volonté du président de la République" qui est "toujours de faire le choix des Lumières contre l'obscurantisme" et "fidèle à ce que nous faisons sur la scène européenne", a insisté M. Guerini.

Il s'exprimait dans le cadre d'une conférence de presse commune à Paris avec Richard Ferrand, président LREM de l'Assemblée nationale, François Bayrou (MoDem) et Edouard Philippe (Horizons).

"Ensemble" à trois

Les trois chefs de file de la majorité sortante ont officialisé le même jour leur union pour les législatives des 12 et 19 juin sous la bannière "Ensemble". Le parti d'Edouard Philippe, Horizons, a obtenu notamment 58 circonscriptions. Le MoDem de François Bayrou en aura entre 101 et 110. Ce qui en laisse environ 400 pour des candidats LREM.

En début de soirée, la majorité présidentielle a publié une première liste de 187 candidats investis. Parmi eux figurent les ministres Elisabeth Borne (Calvados), Jean-Michel Blanquer (Hauts-de-Seine) et Gabriel Attal (Hauts-de-Seine), ainsi que l'ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls (Français d'Espagne et du Portugal). Une deuxième salve doit être dévoilée en fin de semaine.

Chacun des trois piliers - LREM, MoDem et Horizons - pourra former son groupe à l'Assemblée, mais dépendra d'une association de financement commune qui répartira ensuite les subsides.

"Nous sommes ensemble, car nous ne sommes pas identiques. Mais ces différences sont de toute évidence un atout pour construire quelque chose en commun", a assuré M. Philippe, qui tiendra donc le flanc droit de la majorité.

"Quelques réglages"

Parmi les candidats figureront plusieurs ministres. Outre Mme Borne, M. Blanquer et M. Attal, on compte notamment dans la liste diffusée jeudi Amélie de Montchalin, Gérald Darmanin, Emmanuelle Wargon, Olivier Dussopt ou Clément Beaune.

En revanche, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé jeudi qu'il ne concourrait pas pour un 4e mandat dans l'Eure, et celui de la Justice Eric Dupond-Moretti, pressenti dans le Nord, a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de briguer de mandat.

Il reste cependant "quelques réglages" à réaliser et "cela avance doucement" dans la finalisation des listes, indique une partie prenante des négociations. "C'est toujours difficile de choisir entre des profils de qualité sur un même territoire. Et parfois aussi difficile d'expliquer à un sortant qu'il faut arrêter", avance cette même source.

Les autres composantes

Parmi les questions restant en suspens figure aussi le devenir d'autres composantes de la majorité: le petit parti de centre-gauche Territoires de progrès, son pendant de centre-droit Agir, la chapelle écologiste En Commun! ou encore le Mouvement radical.

Le parti rebaptisé "Renaissance" sera ouvert "aux partenaires actuels comme futurs de la majorité présidentielle", a précisé M. Guerini, qui espère avancer "rapidement" sur la question.

Des discussions vont donc s'ouvrir avec ces partis pour essayer de les intégrer à "Renaissance", poursuivant ainsi l'objectif énoncé par M. Macron au lendemain du premier tour de la présidentielle de bâtir "un grand mouvement politique d'unité et d'action".

ATS
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