« La maison me manque, mais on va dire que le Valais se rapproche gentiment»: Camille Rast

Camille Rast ©Keystone-ats
Ski alpin
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Sprint final de fin de saison pour Camille Rast. Rentrée des JO il y a moins de deux semaines, la Vétrozaine sera dimanche à Lenzerheide, avant de partir en Suède puis de rentrer en Europe pour les dernières étapes de Coupe du monde. L’appel du repos à la maison se fait sentir. Interview.

Camille Rast, la dernière fois que vous étiez en action c’était aux JO. Qu’est-ce que vous avez fait depuis ?
Après les courses individuelles, je suis restée encore 10 jours en Chine car j’étais réserviste pour le Team Event. Ensuite, je suis passée à la maison quelques jours avant de partir faire un rappel de condition physique. En gros j’ai continué à travailler. Je ne suis pas en vacances comme certains pourraient le penser (rires) !

« Lors des JO, j’ai pu apprendre de nouvelles choses et c’est important pour le futur. » Camille Rast

Avec un peu de recul désormais, qu’est-ce que vous gardez de la Chine et des JO ?
Une belle expérience ! Je me dis qu’avec le Covid-19, c’était quand même un peu spécial. J’imagine que l’esprit des Jeux est différent habituellement. Je peux tout de même en tirer des points positifs à titre personnel, au niveau technique notamment. J’ai pu apprendre de nouvelles choses et c’est important pour le futur.

Quel est votre état de fatigue ?
On sent que c’est gentiment la fin de la saison. On sent arriver le printemps, les jours se rallongent et il fait un peu plus chaud. Je me réjouis de faire encore de belles performances sur le prochain mois car il y a beaucoup de courses en peu de temps. Il va falloir rajouter une couche, comme on dit, pour terminer la saison en beauté.

« Tant qu’il y a des courses, on a des entraînements. Et donc on a toujours un plan en tête. » Camille Rast

Certaines de vos coéquipières expliquent que tant qu’il y a des courses, c’est impossible de vraiment se reposer. Est-ce vous sentez la même chose ?
Clairement ! Tant qu’il y a des courses, on a des entraînements. Et donc on a toujours un plan en tête. Malgré tout, cela fait un petit moment que je n’ai plus couru donc c’est une longue attente. Je vais devoir rapidement retrouver le rythme pour cette course à Lenzerheide. Une course d’un jour avec du public. Cela me fait vraiment plaisir de me retrouver ici !

Vous n’êtes pas la première à nous dire ça. Les coureuses présentes à Crans-Montana ont pris un peu d’avance dans les retrouvailles avec le public suisse. Maintenant, c’est votre tour.
C’est clair ! Cela fait plaisir d’avoir du public à l’arrivée. On skie aussi pour que les gens s’amusent. C’est un vrai bonheur de pouvoir repartager des émotions avec tout le monde.

« Je pense qu’une fin de saison, c’est encore quelque chose de nouveau à affronter. » Camille Rast

Voilà un vrai changement par rapport aux JO et à la bulle sanitaire, non ?
Oui et non. Les athlètes conservent des mesures de protection. Tests, masques, etc… Donc pour nous ça n’a pas changé grand-chose. Mais on voit que la vie reprend son cours en Suisse et ça fait plaisir.

Encore quelques précautions, donc. Et sur le plan sportif, à quoi va vous servir cette fin de saison ?
Je pense qu’une fin de saison, c’est encore quelque chose de nouveau à affronter parce que la neige change. Les conditions peuvent être très différentes entre les premières et les secondes manches, selon le froid ou l’exposition au soleil. Et après les épreuves de Lenzerheide, on partira en Suède où ça sera encore différent. Tout ça pour dire qu’il reste de l’adaptation à faire. Aussi au niveau mental. Ça sera bien de pouvoir utiliser ce que j’ai appris pendant l’hiver. Et il y a toujours des nouvelles choses à apprendre.« Mes parents et quelques amis qui viendront me voir pour la première fois cette saison. » Camille Rast

Est-ce que vous avez des attentes particulières pour ce dimanche ?
J’espère déjà qu’on aura une belle piste pour le géant. Je me réjouis de la découvrir d’ailleurs. Je sais que ça sera très raide, dès le départ. En général, j’aime bien quand c’est difficile. Il va falloir réussir à mettre l’énergie au bon moment et au bon endroit pour faire de belles choses.

Vous avez évoqué au début de l’interview votre bref passage par la maison au retour des JO. Est-ce que l’appel du Valais se fait sentir ?
Oui quand même, ça me manque. Toutefois, j’ai la chance d’avoir mes parents et quelques amis qui viendront me voir pour la première fois cette saison, à Lenzerheide. On va dire que le Valais se rapproche gentiment.

HDC
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