Equipe nationale: l'énigme Shaqiri

Xherdan Shaqiri va devoir traverser l'Atlantique plusieurs fois ©KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS
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Keystone-ATS
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A-t-il perdu son football après quatre matches de Major League Soccer (MLS) ? Xherdan Shaqiri livrera la réponse à cette interrogation légitime, mais sans doute précoce, ce samedi à Wembley.

Face à l'Angleterre, le Bâlois devra prouver qu'il demeure ce joueur capable de toutes les audaces, de toutes les folies même, comme il l'avait démontré avec un rare brio l'automne dernier lors de ses 99e et 100e sélections à Rome contre l'Italie et à Lucerne face à la Bulgarie. Avec son choix de rejoindre Chicago, il a choisi une option presque inattendue pour rebondir après son expérience malheureuse à Lyon. En France, il ne jouait pas à la place qui devait être la sienne dans l'axe.

Aux Etats-Unis, il est, comme en équipe de Suisse, ce 9,5 qui peut, qui doit, éclairer le jeu. Seulement, la MLS souffre toujours d'un déficit sur le plan de l'intensité et du rythme par rapport aux cinq grands championnats européens.

Hausser le curseur

Pour Xherdan Shaqiri, la difficulté sera de hausser le curseur à chaque fois qu'il traverse l'Atlantique. Le contenu des matches qu'il a livré contre Miami, Orlando, Washington et Kansas City, s'il fût récompensé par trois victoires et un nul, suggère que la transition pourrait être un peu ardue.

"Attention, la MLS est sous-estimée, se défend-il. On y travaille très bien au quotidien. Et à Chicago, un véritable projet existe. Je veux aider l'équipe à retrouver les premières places. Pour l'instant, les débuts sont encourageants. Cela fait neuf ans que l'équipe n'avait pas réussi une si belle entame de championnat."

Un des leaders, même sans brassard

Par rapport aux matches de l'automne, Xherdan Shaqiri doit composer également avec une autre donne: il a perdu le brassard de capitaine qui l'avait littéralement transcendé en raison du retour aux affaires de Granit Xhaka.

"Cette décision appartient à l'entraîneur. Je m'y plie, dit-il. Mais je n'ai pas attendu de porter le brassard pour m'investir pleinement avec l'équipe de Suisse. Je suis l'un de ses leaders, avec ou sans le brassard." Qu'il joue en Europe ou en Etats-Unis doit-on aussi ajouter, non ?

ATS
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