Des Valaisans à la tête de la plus grande association de policiers du monde

De gauche à droite: Pierre-Martin Moulin président du comité international IPA, Alain Masseraz président IPA Valais, Jean-Pierre Allet président IPA Suisse © IPA
Police
Nathalie Terrettaz
Journaliste RP

Un Valaisan est à la tête de la plus grande association de policiers du monde. Un autre préside la section suisse. Cette organisation non gouvernementale est active dans plus de 65 pays. Sa devise: "Servir par l'amitié".

L’International Police Association, l'IPA, c’est son nom, est une organisation non gouvernementale qui regroupe des policiers du monde entier. Elle ne fait pas de distinction de grade, de sexe, de race, de couleur, de langue ou de religion. Et c’est la plus grande association de policiers du monde.

Un Valaisan président

L’IPA compte près de 400'000 membres répartis dans près de 70 pays. Elle est neutre et a pour devise, "Servir par l’amitié". Le but de l’IPA est donc de promouvoir les relations amicales et culturelles, mais aussi l’échange d’expériences professionnelles. Elle encourage également l’entraide dans le domaine social.

«Au poste de président, je rencontre régulièrement des personnalités, des ministres, des chefs d'Etat.» Pierre-Martin Moulin, président IPA International

Et à sa tête depuis 2012, un Valaisan du Val de Bagnes, Pierre-Martin Moulin. Il est actif depuis de nombreuses années au sein de cette association. «En 20 ans d'engagement international, j'ai parcouru un certain nombre de pays, avec de nombreuses anecdotes. J'aime bien me souvenir aussi de la dimension sociale de notre association», raconte Pierre-Martin Moulin. «Nous avions fait une collecte au niveau international pour le Sri Lanka, alors touché par le tsunami. La somme nous avait permis de construire une école: voir le sourire de ces enfants une fois sur place était un moment assez fort.»

Un soutien psychique

Fondée en 1955, la section suisse a été admise la même année dans ce qui est aujourd’hui la plus grande association de policiers du monde. Et c'est également un Valaisan qui préside cette section: Jean-Pierre Allet.

«Le métier de policier devient de plus en plus dur. Faire partie de l'IPA peut aider.» Jean-Pierre Allet, président IPA Suisse

Selon lui, l’IPA peut aussi être un soutien psychique important pour les policiers. «Le métier de policier devient de plus en plus dur: il y a moins de respect pour l'uniforme que dans le passé. Et l'IPA offre des temps de partage entre collègues, qui sont importants pour le mental des policiers.»

Pierre-Martin Moulin et Jean-Pierre Allet

Pierre-Martin Moulin, président de l'IPA international (à gauche) et Jean-Pierre Allet, président de l'IPA Suisse.

IPA Valais: la plus active

L’IPA Suisse est divisée en 14 régions. Alain Masseraz préside l’IPA Valais. Il revient sur sa création. «Quelques gendarmes du poste de la rue de Conthey à Sion se sont intéressés à l'IPA, sous l'impulsion de René Delasoie. C'était le 12 juiin 1963», se souvient Alain Masseraz. «La première assemblée générale a réuni 15 membres. Aujourd'hui nous sommes 1063. Au niveau suisse, nous ne sommes pas les plus grands, mais certainement les plus actifs», se réjouit le président. Condition pour y adhérer: les membres policiers, garde-frontière ou agents de détention doivent avoir un brevet pour intégrer l’association. Et  ils peuvent y rester, même après la retraite.

L'IPA Valais fêtera ses 60 ans en 2023. En raison de la pandémie, l’IPA international a reporté à cette année la célébration de ses 70 ans. Ce sera en octobre, lors du prochain congrès mondial.

L'IPA et la situation en Ukraine
«L'IPA s'engage à défendre les principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme, telle qu'elle a été proclamée par les Nations unies en 1948. Elle contribue, dans la mesure de ses possibilités, à la coexistence pacifique des peuples et au maintien de la paix mondiale», indique son président Pierre-Martin Moulin.
Concernant la situation en Ukraine, quelques pays membres de l'IPA lui ont demandé de prendre position contre l'action russe. «Ma position est ferme et nous ne pouvons pas "jouer" sur ce terrain. Nous sommes apolitiques et avons des collègues des deux côtés. Par contre, nous nous devons de soutenir tout collègue qui souffrirait de cette situation.»
NT

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