Départs en cascade dans le département de Mathias Reynard : "Je ne me sens pas esseulé"

Didier Morard
Journaliste

Des départs à la pelle au sein du Département valaisan de la santé, des affaires sociales et de la culture. En quatre mois, pas moins de trois cadres ont quitté le navire. Le conseiller d’Etat Mathias Reynard se veut rassurant.

Le ministre socialiste perd de nombreux cadres au sein de son département depuis quelques mois. Le Saviséan a vu en avril dernier le médecin cantonal Christian Ambord annoncer sa démission. Il y a un mois, c’était la cheffe du Service de la culture, Anne-Catherine Sutermeister, qui quittait le navire sur fond de tensions internes et insolubles. Dernier départ en date : ce mercredi avec le chef du Service de la santé publique, Victor Fournier. Le Nendard rejoindra d’ici la fin de l’année la direction de Pro Senectute Valais-Wallis. «Evidemment que ce n’est pas une bonne nouvelle pour le service. On pouvait compter sur quelqu’un de très engagé et qui connaissait ses dossiers sur le bout des doigts», regrette Mathias Reynard. La pilule passée, le conseiller d’Etat comprend toutefois la décision de son chef de service. «Après une dizaine d’années à la tête du service et une pandémie à gérer, on peut que comprendre sa volonté de retrouver une fonction plus sereine.»

Un Service de la santé sans capitaine

Le départ de Victor Fournier succède à une autre démission au sein du même service, celle du médecin cantonal Christian Ambord. En quatre mois, les deux principaux responsables de ce dicastère ont quitté le canton. Faut-il y craindre des tensions internes? «Pas du tout, on n’est pas dans une situation problématique. Le service fonctionne bien. A notre connaissance, ce n’est pas du tout à cause de problèmes à l’interne du service que Victor Fournier fait cette réorientation professionnelle», se veut rassurant Mathias Reynard.

On va faire en sorte d’avoir cette stabilité, cette continuité.

Mathias Reynard, conseiller d’Etat

Le Saviésan se veut tout aussi positif quant à la bonne marche du Service de la santé publique malgré le départ des deux principaux responsables. «Ces deux personnes sont encore en fonction et le resteront jusqu’à la fin de l’année. On va faire en sorte d’avoir cette stabilité, cette continuité. Il faut bien se rendre compte qu’il y a de nombreux autres collaborateurs, qui font leur travail et qui connaissent leur dossier. Tout ne change pas!»

La procédure d’engagement pour trouver le successeur de Victor Fournier sera lancée tout prochainement.

Des départs en cascade

Depuis le mois d’avril, Mathias Reynard a vu trois de ces plus proches collaborateurs quitter leur poste : Christian Ambord (médecin cantonal), Anne-Catherine Sutermeister (cheffe du Service de la culture) et Victor Fournier (chef du Service de la santé publique). Avec ces départs, le socialiste se sent-il esseulé? «Non, je ne me sens pas esseulé. Il y a beaucoup de services dans le département et surtout une centaine de collaborateurs. Mais c’est sûr que d’avoir ces changements en quelques mois d’intervalle, c’est un défi. Bien sûr que c’est plus simple quand il n’y a pas de changements mais il faut voir ça comme un nouveau souffle», conclut Mathias Reynard.

DM
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