De plus en plus d'adeptes de l'escalade d'intérieur se blessent

Contrairement à l'escalade classique, l'escalade de bloc se pratique sans corde d'assurage, ce qui présente un risque d'accident plus élevé (archives). ©KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER
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Keystone-ATS
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L'escalade de bloc, pratiquée en salle, est un sport à la mode, mais qui fait aussi de plus en plus de blessés. Ces dernières années, les accidents ont plus que triplé, passant de quelque 300 en 2015 à plus de 1000 cas en 2019.

Cette augmentation est liée à l'engouement croissant pour ce sport de loisirs, qui ne requiert aucune grande expérience sportive préalable, indique mercredi la Suva dans un communiqué. En outre, l'escalade de bloc se pratique sans corde ni baudrier sur des blocs de faible hauteur, ce qui présente un risque d'accident plus élevé que l'escalade classique avec corde d'assurage.

La majorité des personnes blessées sont âgées entre 25 et 34 ans. Elles tombent ou glissent du mur d'escalade et se blessent le plus souvent aux jambes, aux chevilles ou aux pieds. Les blessures aux mains, aux poignets ou aux doigts ne sont toutefois pas en reste.

Hauteur du saut

Un tel accident coûte 5100 francs en moyenne, relève la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents. Dans certaines circonstances, les prestations d'assurance peuvent être réduites, avertit-elle.

La hauteur du saut joue souvent un rôle déterminant dans la gravité des blessures. Si la hauteur prescrite par l'exploitant de la salle n'est pas respectée ou que l'atterrissage n'est pas assez sécurisé, l'assurance peut considérer le sportif comme trop téméraire, explique la Suva.

L'assureur invite non seulement à respecter les règles, mais aussi à bien évaluer ses capacités personnelles. Vouloir aller jusqu'au bout de ses limites alors qu'on est déjà fatigué par l'effort augmente le risque d'accident.

ATS
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