Bientôt six étapes de Coupe du monde en Suisse: «Pas de concurrence interne», affirme Urs Lehmann

Urs Lehmann, président de Swiss Ski ©Keystone-ats
Ski alpin
Hugo Da Custodia
Journaliste RP

Avec l’ajout de Zermatt au calendrier de la Coupe du monde, la Suisse pourrait compter 6 étapes la saison prochaine. Trop ? Pas assez ? Nous avons posé la question au président de Swiss Ski, Urs Lehmann.

Après Lenzerheide le week-end dernier, le circuit de Coupe du monde a vécu son dernier passage en Suisse cette saison. Avant cela, il y a eu St-Moritz, Abelboden, Wengen et Crans-Montana. Classiques pour certains, opportunités pour d’autres, ces différents rendez-vous tentent chaque année d’exister dans le giron de la FIS. Avec le soutien de la fédération nationale, qui dresse un bilan positif. « Tout le système marche très bien, approuve le président de Swiss Ski Urs Lehmann. Ce sont des stations qui ont l’habitude de faire partie du circuit et les organisateurs font partie des meilleurs du monde. La famille du ski helvétique, c’est quelque chose d’extraordinaire pour le moment. »

Accompagner les projets

La famille est réunie, pour autant que chacun y trouve son compte. Les stations qui aimeraient se faire une place dans le calendrier ou changer leur programme doivent donc soit patienter, soit proposer quelque chose de singulier. A l’image de la nouvelle épreuve de Zermatt et Cervinia. « Il n’y a pas de concurrence interne en Suisse, tranche Urs Lehmann. Et de toute manière ce n’est pas nous qui décidons, c’est la FIS. Chaque organisateur doit arriver avec des concepts nouveaux. Un autre projet à Adelboden ou Wengen n’aurait eu aucune chance. »

« Si ça ne tenait qu’à moi, on ferait une trentaine de courses en Suisse. » Urs Lehmann, président de Swiss Ski

Bien évidemment, chaque épreuve disputée sur territoire helvétique est un plus pour la fédération suisse qui expose son savoir-faire et ses meilleurs atouts sportifs. « Si ça ne tenait qu’à moi, on ferait une trentaine de courses en Suisse, rajoute le boss de Swiss Ski. Mais l’essentiel c’est d’avoir une valeur ajoutée pour la FIS, ce qui est le cas de Zermatt. »

Trouver le meilleur segment

« Quand il y a des trous dans le calendrier, on lève toujours la main pour faire savoir que nous sommes intéressés », explique Urs Lehmann, à l’affut de chaque opportunité. La présence de Lenzerheide au calendrier 2022 s’explique par ce biais. « Chaque station connaît son positionnement, explique encore le président de Swiss Ski. Nous sommes constamment en contact avec les organisateurs. »

« Nous avons onze disciplines et beaucoup de travail. » Urs Lehmann, président de Swiss Ski

Et quand les projets liés au ski alpin ne sont pas viables, les destinations peuvent aussi se placer pour d’autres évènements majeurs. « Nous avons onze disciplines et beaucoup de travail. Il y aura des Mondiaux de biathlon 2025 en Suisse, des Championnats du monde de freestyle la même année. Télémark, freeride, etc… Nous restons en contact avec toutes les stations. Je pense que tout le monde est content avec cette manière de faire. »

Le prochain chantier de Swiss Ski, c’est évidemment la candidature de Crans-Montana pour les Mondiaux 2027. La décision tombera au mois de mai.

HDC
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