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Un Valaisan à la tête d’une agence de l’ONU ? C’est peut-être pour bientôt

Le 27e Congrès postal universel a été reporté à cause de la crise du coronavirus. Il doit être le théâtre de l’élection du nouveau Directeur général, poste pour lequel Pascal Clivaz est candidat.

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Rédaction Rhône FM, Rédaction Rhône FM
17 août 2020, 10:29
/ Màj. le 18 sept. 2023 à 10:04
Pascal Clivaz, avec Blaise Aka-Brou, président du 27e Congrès de l'UPU
Pascal Clivaz, avec Blaise Aka-Brou, président du 27e Congrès de l'UPU ©Universal Postal Union

Prévu du 10 au 28 août à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le Congrès est l’organe suprême de l’Union postale universelle (UPU). Il réunit tous les quatre ans les délégués des 192 pays-membres, qui ont pour mission d’élaborer la nouvelle stratégie postale mondiale. Le coronavirus a obligé les instances dirigeantes à repousser l’événement à une date encore inconnue. Le Valaisan Pascal Clivaz occupe le poste de Vice-Directeur général de l’UPU. Il se porte candidat pour le poste de Directeur général.

Apporter des changements

L’élection n’aura lieu qu’au moment où les conditions sanitaires le permettront. Pascal Clivaz est donc toujours en campagne. Son programme est basé sur trois axes principaux. « Une décentralisation de l’organisation. On est une organisation mondiale. Il faut ouvrir des bureaux régionaux sur tous les continents. Ensuite, une ouverture au secteur privé. On ne peut pas ignorer les acteurs privés, comme Amazon. Troisième élément, il faut passer à un modèle économique un peu différent, afin d’amener les ressources nécessaires au fonctionnement de l’organisation », explique le Vice-Directeur général.

Le Valaisan rappelle qu’il était impossible, dans les circonstances actuelles, de maintenir le Congrès, qui rassemble généralement entre 2'000 et 3'000 personnes.

La fierté de ses origines

La crise du coronavirus n’est pas la seule période délicate que Pascal Clivaz ait eu à gérer depuis son arrivée dans l’agence onusienne. Entre 2018 et 2019, sur fond de guerre commerciale avec la Chine, les Etats-Unis ont menacé de quitter l’UPU. « C’est moi qui ai reçu la lettre de Mike Pompeo, qui dénonçait les accords. La procédure de sortie était alors engagée. Les mois suivants ont été riches en travail et en négociations. Finalement, nous sommes arrivés à convaincre l’administration Trump que la solution était la voie multilatérale. Au cœur du problème, c’était la rémunération du commerce électronique mondial », raconte le Valaisan.

Comme le montre l’épisode américain, Pascal Clivaz est régulièrement amené à rencontrer des membres de gouvernements étrangers aux quatre coins du monde. Dans ces circonstances, est-il toujours facile de penser à sa région d’origine ? « Il n’y a aucun problème ! C’est toujours une fierté pour moi d’évoquer la Suisse, le Valais. À l’échelle du monde, peu de gens nous situent correctement. À chaque fois que je peux, j’essaie d’inciter les gens à venir nous découvrir », confie Pascal Clivaz. Ce dernier envisage même de s’installer à nouveau en Valais dans le futur.

FP
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