Un outil pédagogique pour sensibiliser les jeunes aux risques de la "dark romance"
La Conférence romande des bureaux de l'égalité souhaite sensibiliser les jeunes aux risques liés aux romans de "dark romance" grâce à un outil pédagogique. L'objectif : aiguiser leur esprit critique et les faire réfléchir à la notion de consentement.
La Conférence romande des bureaux de l’égalité lance une séquence pédagogique pour sensibiliser les élèves du secondaire I et II aux risques de la dark romance. Elle cherche ainsi à alerter sur les dangers que peut représenter ce genre littéraire qui met en avant des histoires où se mêlent violences psychologiques, physiques et sexuelles, souvent perpétrées par des hommes envers des femmes.
D’après la Conférence, ce type de récits séduit particulièrement les adolescentes. Problème, certains des actes décrits dans ces livres sont ouvertement abusifs et punissables par la loi.
Et dans un contexte caractérisé par une hausse du nombre de victimes d'abus sexuels chez les jeunes, le bureau vaudois de l'égalité a jugé nécessaire d'intervenir dans les écoles à l'aide d'un outil pédagogique destiné au corps enseignant du secondaire I et II. Et ce, dans l'objectif d'aiguiser leur esprit critique et donc de les faire réfléchir à la question du consentement.
Pas question de diaboliser le genre
Au travers de cet outil pédagogique, Katy Solioz-François précise toutefois qu'il n'est pas question de diaboliser ce type de littérature : "il ne s'agit pas non plus de faire la promotion de ce genre littéraire. Le but est d'ouvrir la réflexion".
Cette séquence pédagogique, qui apparaît dans le cadre du matériel "L'école de l'égalité" est reconnue par la Conférence intercantonale de l'instruction publique de la Suisse romande et du Tessin. Elle a été lancée ce mercredi et est destinée au corps enseignant du secondaire I et II. Elle peut être téléchargée sur le site internet egalité.ch.
"On se réjouit et on encourage les enseignantes et enseignants à utiliser ce matériel, et pourquoi pas à nous faire des retours", conclut Katy Solioz-François.
