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Un garde-faune prévenu pour maltraitance envers deux aiglons en procès à Sion

Y a-t-il eu maltraitance à l'encontre de deux aiglons par un garde-faune valaisan? C'était la question traitée ce vendredi lors d'un procès à Sion. L'homme encours jusqu'à 75 jours amende avec sursis et 2'100 francs d'amende.

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Diana-Alice Ramsauer, Rédaction Rhône FM
27 nov. 2020, 20:22
Le procès pour détention d'aiglons (image d'illustration)
Le procès pour détention d'aiglons (image d'illustration) © DR

Les échanges étaient animés ce vendredi, au tribunal de Sion. Les plaidoiries étaient hautes en couleurs et pourtant, au sortir de l'audience aucune des parties prenantes n'a souhaité s'exprimer. Ni le procureur qui défend la position selon laquelle le garde-chasse n'avait pas les autorisations pour détenir deux petits aigles, ni l'avocat de la défense qui plaide pour un acquittement, ni d'ailleurs le principal intéressé. Et pour finir, ni le professeur Raphaël Arlettaz qui dénonce ce qu'il considère avoir été des maltraitances. Preuve peut-être de la tension autour de ce dossier.

Les aiglons n'ont jamais été transférés au centre de soins à Etoy

Après ces quelques phrases de description d'ambiance, rappelons les différents éléments de l'affaire. Le garde-chasse en question a recueilli deux aiglons dans son étable en juillet 2018. Très affaiblies, les bêtes devaient être amenées au centre de soins pour oiseaux sauvages à Etoy, dans le canton de Vaud. Chose qui n'a jamais été faite, pour diverses raisons. Des raisons qui se révèlent être une importante source de débats.

Quelques semaines après, les deux aigles s'échappent. Selon l'avocat du prévenu, ils ont été vus en excellente santé en août de la même année. Elément mis en doute par le plaignant.

D'un côté, une détention inadéquate qui viole la loi

Dans cette affaire, plusieurs points problématiques ont été relevés par le procureur. Pour lui et selon la dénonciation du professeur Raphaël Arlettaz de l'université de Berne, les exigences fixées pour détenir de tels animaux n'étaient pas du tout remplies. Et puis, on l'a dit, les aiglons étaient très affaiblis lorsqu'ils ont été recueillis, affamés même. Malgré cette triste situation, ils n'auraient pas reçu l'assistance vétérinaire adéquate. Ensuite, les rapports journaliers que le garde-faune devait remplir dans ce contexte un peu particulier n'auraient pas été rédigés de manière suffisamment précise. Pour finir, les petits aigles auraient également subit de mauvais traitements: dans ce cadre-là, on peut ainsi citer la chainette par laquelle ils étaient retenus, du moins pendant le repas.

De l'autre, on demande l'acquittement, sans dédommagement

L'avocat a bien insisté: le garde-chasse a fait " avec les moyens du bord". Et si la prise en charge de ces animaux pouvait parfois ne pas être tout à fait adéquate – c'est ce qu'ont, semble-t-il, annoncé les service du vétérinaire cantonal cité par la défense – il n'y a aucune infraction à déplorer, ni concernant la loi sur la chasse, ni concernant celle sur la protection des animaux. Les directives auraient été suivies, certes pas à la lettre, mais à un niveau équivalent de ce qui est demandé. Si cette affaire est actuellement traitée devant un tribunal, selon l'avocat, c'est que certaines personnes veulent salir le garde-chasse prévenu.

Pour l'heure, le verdict n'a pas été donné. Mais nous aurons certainement l'occasion de traiter de ces questions à l'avenir, puisque que ce même garde-faune fait l'objet de plusieurs instructions pénales. En attendant, le prévenu risque 10'500 francs avec sursis et 2'100 francs d'amende.

DAR
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