Un an après, les tremblements de terre du Sanetsch intriguent toujours
En novembre 2019, la terre tremblait au Sanetsch. La population valaisanne avait beaucoup réagi à cette succession de séismes. En 12 mois, les demandes en termes de prévention se sont multipliées.

Tout commence dans la nuit 4 au 5 novembre. Un essaim de tremblements de terre secoue la région entre Anzère et le Sanetsch. Il reste actif pendant une dizaine de jours. Au total, plus de 300 séismes se sont succédé et 16 d’entre eux ont été ressentis par la population.
Encore des zones d’ombre
Ce genre d’événements se caractérise par une multiplication de petits séismes d’intensité similaire. Au contraire d’un tremblement de terre habituel, il n’y a pas un choc plus fort que l’autre. Le phénomène continue durant une période qui peut être plus ou moins longue. Si les scientifiques sont capables de décrire ces événements de manière relativement précise, des zones d’ombre persistent. « On ne sait pas les contrôler. Et en général, on ne sait absolument pas dire s’ils vont entraîner un tremblement de terre plus fort ou pas. Un choc principal ou pas », précise Anne Sauron, géophysicienne et cheffe de projet au Centre pédagogique de prévention des séismes (CPPS) à Sion.
2019 a été une année record en Suisse, avec un nombre de tremblements de terre deux fois plus élevés que la moyenne des années précédentes. Et 2020 semble avoir été à nouveau très active.
Augmentation des demandes de prévention
L’essaim sismique du Sanetsch avait suscité beaucoup de réactions de la part des Valaisans. Pour cet événement, le Service sismologique suisse avait reçu environ 2'000 annonces de ressenti. Un an plus tard, toutes les inquiétudes n’ont pas été dissipées. « Nous avons reçu beaucoup plus de demandes. Actuellement, les écoles du canton sont nos principaux clients. Nous allons bientôt déménager sur le campus Energypolis. À partir de là, le CPPS sera ouvert à toute la population. Les écoles resteront prioritaires pendant la semaine. Le week-end, tout le monde pourra venir », explique Anne Sauron.
Pour rappel, l’attraction phare du CPPS est son simulateur de tremblements de terre. L’installation peut accueillir une vingtaine de personnes.
