Sortie du nucléaire : les communes concédantes font preuve de prudence
Sortir du nucléaire n’est pas forcément synonyme de bol d’air pour le Valais hydraulique.

Sortir du nucléaire n’est pas forcément synonyme de bol d’air pour le Valais hydraulique. C’est du moins l’avis de Damien Métrailler, président de l’Association des communes concédantes. S’il admet que ce changement pourrait améliorer la situation, il n’est cependant pas convaincu qu’il existe une relation de cause à effet entre une sortie du nucléaire « très rapide » et une hausse des prix du marché de l’énergie. « Très rapide, trop rapide », c’est l’horizon 2029, selon Damien Métrailler. Et c’est justement ce que propose l’initiative « Sortir du nucléaire », soumise au peuple le 27 novembre. L’ACC devrait se prononcer sur ce texte d’ici demain et décider si elle fait campagne.
Damien Métrailler estime que sortir du nucléaire de cette façon mettrait les grands producteurs comme Alpiq, Axpo ou BKW dans une position difficile d’un point de vue économique. Des grands producteurs qui sont propriétaires des centrales nucléaires, mais aussi des aménagements hydroélectriques en Valais. « La situation est cocasse », relève Damien Métrailler. Il souligne qu’il faudra également négocier le retour des concessions avec ces partenaires, tout comme un nouveau régime de redevance à partir de 2020.
« Si le Valais se montre trop agressif lors de cette votation, il faut s’attendre à ce que ces mêmes partenaires adoptent un comportement identique au moment de négocier », conclut Damien Métrailler.
