Live Actualités Services
Rhône Fm
Publicité
Valais
Suisse Valais Sport Société Culture Drame de Crans-Montana
Publicité
Votre publicité ici ? Contactez-nous !

Sécurité, santé publique et biodiversité menacées: ces plantes que le Canton combat sans relâche

Fond Neutre photo
Rédaction Rhône FM, Rédaction Rhône FM
07 juil. 2020, 16:16
/ Màj. le 18 sept. 2023 à 09:28
renouée du japon
renouée du japon ©

Impact sur la biodiversité, la sécurité ou la santé publique : le Canton lutte sans relâche pour éviter la propagation des plantes étrangères envahissantes, et sensibiliser les communes à la problématique.

Elles détériorent la valeur des terrains, détruisent l'espace urbain, dénaturent la biodiversité, mettent en danger le bétail. Les plantes néophytes envahissantes se multiplient sur le territoire valaisan. En plaine comme en altitude, elles sont principalement importées par l'homme...et le canton mène une lutte sans relâche contre ces végétaux. «Dans le viseur du service des forêts, des cours d'eau et du paysage, on trouve notamment l'impatiente glanduleuse, une plante dont l’expansion nuit notamment à la biodiversité, énumère Barbara Molnar, biologiste au service du canton. Mais aussi le séneçon du Cap, qui est une néophyte toxique pour le bétail, et l'ailante, un arbre qui peut provoquer des allergies et abimer les infrastructures construites. 

Un combat long et coûteux

Voilà 10 ans que le Valais s'active pour limiter l'impact de ces végétaux. La stratégie pour la période 2017-2020 suit son cours. Une stratégie qui trie les espèces par priorité, cible les zones les plus problématiques et estime les moyens à engager pour les éradiquer. «La lutte doit toujours s’envisager sur le moyen à long terme, explique Barbara Molnar. Il est nécessaire d’arracher les pousses plusieurs fois dans l’année pour que la lutte soit efficace. Et ces mesures doivent être poursuivies durant cinq années consécutives au minimum.»

A titre d’exemple, 100’000 francs ont été engagés sur deux ans pour les actions de lutte contre l’ailante. Même scénario pour l’impatiente et le séneçon. Les équipes et les moyens engagés sur place dépendent de l’espèce en question. Les bureaux d’étude mandatés sont parfois épaulés par des associations, quand le Canton ne fait pas directement appel à la protection civile. 

Des communes proactives

Concernant la stratégie 2017-2020, un bilan sera tiré à la fin de l'année. Mais une conclusion peut déjà être tirée : le message auprès des communes est passé. «La sensibilisation a fait son chemin, se réjouit Barbara Molnar. Nous avons approché chaque commune et toutes ont désigné un répondant en ce qui concerne les plantes néophytes. Toutes sont donc informées et certaines sont même proactives dans la lutte contre ces envahissantes.»

Des envahissantes disponibles en magasin

Des efforts qui restent néanmoins mis à mal par ce détail : certaines de ces plantes envahissantes sont disponibles dans les commerces. «Heureusement, il en reste très peu, observe Barbara Molnar. Des recommandations fédérales existent et les vendeurs sont tenus de les dispenser aux acheteurs pour éviter la propagation de ces espèces dans l’environnement. Mais les bases légales nécessitent encore des adaptations.»

Ci-dessous quelques extraits de l’interview de Barbara Molnar, biologiste au service valaisan des forêts, des cours d’eau et du paysage.

Oriane Binggeli
Tags de l’article
Valais
Publicité
Votre publicité ici ? Contactez-nous !
©  Rhône FM 2023  •  DéveloppementPowered by iomedia