Révision de la loi cantonale sur la santé : accueil glacial des médecins valaisans
Les médecins valaisans jugent passéiste et tracassier l'avant-projet de loi cantonale sur la santé.

Les médecins valaisans jugent passéiste et tracassier l'avant-projet de loi cantonale sur la santé.
Mis en consultation jusqu'à demain, le texte élaboré par les services d'Esther Waeber-Kalbermatten pose "quatre grands problèmes" à la Société Médicale du Valais, explique la présidente Monique Lehky-Hagen.
Tout d'abord, la protection des données ne serait pas respectée à la lumière des exigences du 21e siècle.
Ensuite, les contrôles de qualité que le département veut imposer "ne correspondent pas du tout à la réalité du terrain".
La Société Médicale du Valais s'élève aussi contre la taxe de garde dont devraient s'acquitter les professionnels de la santé pour financer les services de garde, une taxe qui pourrait atteindre jusqu'à 10 mille francs par an. Or, il s'agit là d'un service public, relève Monique Lehky-Hagen.
Enfin, toujours selon la Société Médicale du Valais, la régulation des équipements médico-techniques lourds dans le secteur ambulatoire – IRM ou scanner à rayon X, par exemple – se fera au détriment de la qualité des infrastructures et donc du patient.
"Ça ne va jamais fonctionner si vous commencer à imposer des mesures et des contrôles dictatoriaux", conclut Monique Lehky-Hagen qui espère que les médecins soient impliqués de "manière active" dans les adaptations à venir.
