Quête d'identité ou partages de parcours personnels au cœur du rendez-vous des diversités à Martigny
Identité, partages d’expériences personnelles ou encore récits de vie étaient au centre du rendez-vous des diversités à la Foire du Valais ce jeudi. Une rencontre qui avait pour objectif d'offrir un espace d’expression et de dialogue aux personnes concernées par cette thématique.
La Foire du Valais a accueilli ce jeudi le rendez-vous des diversités. L’événement, porté par le SIPE et l’Office cantonal de l’égalité et de la famille (OCEF), s’inscrit dans le Plan d’Action Cantonal pour lutter contre les discriminations que peuvent subir les personnes LGBTIQ. Ce rendez-vous avait pour objectif d'offrir un espace dédié à la réflexion, au dialogue et à la visibilité des thématiques liées au genre.
La journée a débuté par une performance théâtrale dans laquelle le comédien saillonain Emeric Cheseaux a livré son histoire personnelle, entre ruralité, environnement familial et affirmation de soi. Elle s’est poursuivie par une table ronde lors de laquelle des personnes LGBTIQ ont échangé sur leurs parcours de vie respectifs, marqués par des migrations géographiques, sociales ou symboliques : "ce rendez-vous à la Foire du Valais doit rendre visible toutes les personnes LGBTIQ qui vivent en Valais", explique Aymeric Dallinge, collaborateur spécialisé de l'OCEF et modérateur pour l'occasion.
Un avis que partage Johanne Guex, coordinatrice SIPE qui a pris part à la table ronde. Pour elle, la thématique traitée aujourd'hui, n'est pas encore totalement visible dans la sphère publique, même s'il y a de l'amélioration : "il est vrai qu'on en parle plus qu'avant, mais ce n'est pas pour autant que les parcours individuels sont facilités pour autant", relève cette dernière.
Au terme de la table ronde, le conseiller d'Etat en charge de la santé, des affaires sociales et de la culture Mathias Reynard a encore prononcé quelques mots sur l'importance d'un tel rendez-vous. Selon lui, le Valais est en train de bouger à une vitesse considérable à ce niveau-là, même s'il reste du chemin à parcourir pour construire un canton où chacun se sent chez soi, a-t-il encore affirmé.
"Si on veut que les choses bougent, il faut être présent lors de ces moments où les Valaisans et Valaisannes se rencontrent", a, de fait, déclaré celui qui occupe le poste de président du gouvernement valaisan.
A-t-on pour autant l'impression que ce genre d'événement permet de libérer la parole ou au contraire, la thématique reste un tabou ? "Je pense vraiment que la parole s'est libérée", affirme encore Mathias Reynard.


