Marketing scolaire: des députés s'inquiètent de la limite de l'acceptable
Il faut légiférer pour garantir une école sans marketing, qu'il soit commercial, politique ou religieux.

Il faut légiférer pour garantir une école sans marketing, qu'il soit commercial, politique ou religieux. Des députés s'inquiètent de l'apparition des marques dans les manuels scolaires.
Des entreprises privées financent du matériel pédagogique en échange d'une visibilité plus ou moins discrète, relèvent Emmanuel Amoos de l'AdG, le PDC du centre Bruno Clivaz, le Vert Thierry Largey et David Crettenand du PLR. Ils ont déposé une motion qui sera développée lors de la prochaine session du Grand Conseil.
Que les entreprises collaborent pour éditer un manuel peut être pertinent, mais il en est tout autre d'une démarche de marketing agressif. Les motionnaires citent en exemple un livre de "Droit, Etat, Economie", utilisé par le Centre professionnel de Sion, financé par de grandes entreprises suisses, et dont les contenus sont clairement orientés, s'alarment ces députés. Où sera fixée la limite de ce qui est acceptable?, demandent-ils. Les motionnaires demandent donc au Parlement de se déterminer.
