Lynx, cerfs, bouquetins : une conférence s'intéresse au retour de la grande faune sauvage des Alpes
Au bord de l'extinction il y a un peu plus d'un siècle, cerfs, bouquetins, lynx ou loups ont amorcé leur grand retour ces dernières décennies sous nos latitudes. Quelles en sont les raisons et comment coexister avec eux ? Une conférence prévue vendredi à Sion tentera d'y répondre.

Cerf, chamois, lynx ou encore loup. Pour quelles raisons certains animaux ont-ils fait leur retour dans les Alpes ces dernières décennies. Et comment apprendre à vivre à leurs côtés ? Ces questions seront abordées lors d’une conférence qui se tiendra ce vendredi à Sion, et organisée par la Société valaisanne des sciences naturelles et Fauna Valais.
Sous le titre "Relations prédateurs-proies en Valais", l’événement mettra en lumière plusieurs animaux représentatifs de la faune du canton. Avec comme objectif de comprendre quelles sont les conséquences que ces retours d'espèces dans les Alpes entraînent.
Autre objectif de la conférence, se poser la question de la coexistence avec ces animaux. "Parce qu'il ne faut pas oublier que la résilience d'un écosystème est liée au nombre d'espèces qu'on va y rencontrer. Et en ce moment, on est en train d'éradiquer la biodiversité à très large échelle sur l'ensemble des écosystèmes de la planète", explique Raphaël Arlettaz :
Faune exterminée par le passé
Alors que des animaux comme le bouquetin ou le cerf ont été réintroduits dans les Alpes dès le début du 20ᵉ siècle, d’autres, à l’instar du lynx, l’ont été plus récemment.
Encore faut-il comprendre pour quelles raisons ces animaux avaient disparu de ces régions.
Certaines espèces sont, quant à elles revenues de manière naturelle. C'est le cas du loup.
Est-il possible de cohabiter avec ce grand prédateur ou à l'inverse, faut-il réguler sa présence ? "La lutte contre la grande faune agissant comme un concurrent est une vieille histoire", répond Raphaël Arlettaz.
"Evidemment, quand les animaux de rente sont visés, on s'en prend aux prédateurs qui causent ces dommages, on peut le comprendre. Mais d'autre part, il y a le souci de ceux qui exploitent la faune sauvage, notamment par la chasse. Eux voudraient être les seuls à pouvoir exploiter cette population de proies", relève ce dernier, avant d'ajouter qu'au fond, la coexistence est possible.
"Il faut juste faire preuve de bonne volonté et accepter le fait que d'autres espèces vivent aussi sur le territoire".
La conférence sur le sujet, aura lieu à 20h15 ce vendredi à l'Aula Energypolis à Sion. L'entrée y est libre.
