L?IRO de Sion vivra au moins jusqu?en 2020, en partie grâce aux dons de la Confédération
Il s’en est fallu de peu.

Il s’en est fallu de peu. Alors que l’IRO, l’institut de recherches sédunois en ophtalmologie était prêt à fermer ses portes l’an dernier, le voici qui boucle un exercice 2017 dans les chiffres noirs. Merci aux trois millions promis par la Confédération jusqu’en 2020. L’institut s’était tourné vers le gouvernement en désespoir de cause, le canton et la ville de Sion ayant annoncé une coupe totale de leurs subventions, soit 800'000.- francs. «Ils ont finalement fait machine arrière, en versant 100'000 francs chacun», indique le directeur de l’IRO, Daniel Schorderet.
Rien à voir avec le soutien des années précédentes, mais selon le directeur, conserver l’aide des pouvoirs publics motivera d’autant plus d’autres fondations à investir ses deniers dans la recherche. Qu’en est-il donc de la pérennité de l’IRO ? "Nous ne sommes jamais vraiment à l'abris, reprend Daniel Schorderet, la totalité des subventions obtenues devant être utilisées, mais pour l'heure, les équipes devraient rester en place encore quelques années."
l’IRO compte aujourd’hui une quinzaine de scientifiques à la tâche. Tous travaillent sur plusieurs fronts, dont la recherche et l’identification de gênes. L’un d’eux a d’ailleurs récemment fait l’objet de plusieurs articles dans des journaux mondialement reconnus. "Ce qui m'a pris le pus de temps, c'est de retrouver des familles qui présentaient les mutations dans le même gêne, indique le directeur de l'IRO. J'ai donc du investiguer auprès de collègues en Chine, en France, en Amérique et en Angleterre. C'est ce qui est intéressant à Sion, nos recherches ne concernent pas que la région, mais des personnes du monde entier."
