Les retraités valaisans doivent avoir davantage voix au chapitre, selon leur fédération cantonale
Patrice Clivaz est depuis tout juste six mois le porte-parole des retraités valaisans. Il fait notamment de la lutte contre les discriminations son cheval de bataille.

Cela fait tout juste six mois que les retraités valaisans ont un nouveau président. L'ancien grand baillif Patrice Clivaz a été nommé à la présidence ad intérim de la Fédération valaisanne des retraités en juin dernier. Une élection surprise, car personne ne s'était annoncé pour reprendre le flambeau, après l'annonce de la démission des coprésidents en place depuis cinq ans, Marianne Mathier et Christian Bonvin.
Six mois après sa prise de fonction, Patrice Clivaz tire un premier bilan positif de cette activité. Il souligne le dynamisme des seniors mais remarque qu'ils ont tendance à rester dans l'ombre, quand bien même leur contribution au cercle familial ou associatif est importante. "Je suis content qu'une fédération puisse donner une voix, une image à un groupe de population qui est essentiel", note-t-il.
Lutter contre les discriminations
Or les défis ne manquent pas pour les aînés. Le président évoque les problèmes liés à l'accessibilité, les discriminations à l'égard des personnes âgées ou encore la problématique de la digitalisation. "Il est important que les pouvoirs publics - les communes, l'Etat - soient conscients qu'il y a des améliorations à apporter", note-t-il.
Le Valais dispose d'une politique pour les aînés depuis 2022. Mais il souhaite la mettre à jour. Il a donc lancé au printemps dernier une consultation sur la stratégie santé-sociale des générations 60+. Une démarche à laquelle la fédération valaisanne des retraités a évidemment participé.
Malgré son titre de président ad intérim, Patrice Clivaz n'entend pas renoncer à ce nouveau mandat dans l'immédiat. Mais il dit ne pas avoir envie de rester trop longtemps dans ces fonctions.
