Les députés refusent de passer à la trappe, l'initiative pour un "valais sans grand prédateur"
Même si la Suisse a déjà donné le ton, le 27 septembre, sur la protection des loups, pas question pour le Grand Conseil valaisan d'écarter l'initiative "Pour un canton du Valais sans grands prédateurs".

Les députés ont accepté ce matin, l'entrée en matière sur l’initiative "Pour un canton du Valais sans grands prédateurs".
Deux semaines après le refus national de la "loi sur la chasse" par 52% des votants (le 27 septembre), les parlementaires, essentiellement de la droite valaisanne ont estimé que ce texte ramenait à l'essentiel, celui de la responsabilité des cantons pour ce qui relève de la sécurité des personnes et des biens.
La gauche a vainement tenté de s'opposer au débat, notamment par le suppléant Benoît Barras qui a dénoncé "une initiative vide, poudre aux yeux pour la population... pour laquelle des députés conservateurs, ultra-conservateurs et nationalistes, marchent main dans la main, pour engranger des bénéfices électoraux". Les Verts ont rappelé le dégât d'image dont souffre déjà le canton pour sa gestion de la faune et qu'il convient aujourd'hui d'accepter la position du peuple suisse.
Sauf "qu'au-delà du dégât d'image, c'est le dégât concret qui est grave" a rétorqué le député UDC Grégory Logean raison pour laquelle le combat doit continuer. Le député SVPO Lukas Jäger, lui, n'a pas non plus mâché ses mots en rappelant le plébiscite du Haut-Valais à 84% pour la désormais ex-modification de la loi sur la chasse, ajoutant qu'il avait hésité à lancer "une initiative pour que chaque canton reprenne une de nos meutes".
Au final, par 105 "oui" contre 19 "non" et une abstention, les députés ont accepté l'entrée en matière pour des débats prévus jeudi.
