Les AOP et IGP souvent utilisées à tort en Valais
De nombreuses irrégularités ont été constatées en Valais concernant les denrées alimentaires au bénéfice de désignations protégées, comme l’AOP ou l’IGP.

De nombreuses irrégularités ont été constatées en Valais concernant les denrées alimentaires au bénéfice de désignations protégées, comme l’AOP ou l’IGP. D’après le rapport annuel 2015 du Service de la consommation, 66% des 45 établissements contrôlés l’année passée ont fait l’objet de contestations. Un chiffre bien en dessus de la moyenne suisse, qui se situe à 38%. Les dénominations les plus contestées dans le canton sont l’abricotine du Valais AOP (8 cas sur 25 contrôles), l’eau-de-vie de poire du Valais AOP (4 cas sur 21) et la viande séchée du Valais IGP (7 cas sur 10).
Selon le chimiste cantonal, Elmar Pfammatter, ces tromperies peuvent être soit volontaires, soit découler d’un manque de connaissance de la part des restaurateurs. Il rappelle qu’un produit certifié AOP ou IGP est vendu plus cher aux clients.
Du côté de Gastovalais, le président André Roduit regrette ce pourcentage élevé, mais estime que cette situation est le fruit de négligences. Il réclame d’ailleurs davantage de formation pour les professionnels de la branche.
Au vu de ces résultats jugés insatisfaisants, le Service de la consommation du canton renforcera ce type de contrôles dans le futur.
En 2015, près de 6'500 échantillons ont été soumis au contrôle des denrées alimentaires, avec une non-conformité enregistrée dans 13,4% des cas.
