Le Sénégal, lieu de formation pratique pour trois étudiantes valaisannes en soins infirmiers
Des étudiantes valaisannes en soins infirmiers ont débuté un stage humanitaire au Sénégal ce lundi. L'occasion pour elles de se confronter à d'autres contextes socioculturels dans l'accompagnement des patients. Et pour la Haute Ecole de santé de Sion, de promouvoir les échanges.
Elles sont trois valaisannes en formation en soins infirmiers à la Haute École de Santé de Sion à effectuer un stage pratique au Sénégal. Depuis ce début de semaine et jusqu'au 30 mars, soit pendant six semaines, ces trois stagiaires sont à la découverte d'un autre système de santé dans le cadre de leur cursus.
"Téranga", littéralement "hospitalité"
Ce projet a été initié par Mamadou Gueye, ancien étudiant de la Haute École de Santé de Sion. Originaire du Sénégal, il a souhaité tisser un partenariat entre la HES-SO Valais/Wallis et l’hôpital de sa ville natale, Richard Toll, au nord du pays. "Le maître-mot de ces échanges, c'est 'Téranga', ce qui veut dire 'hospitalité' au Sénégal", explique d'ailleurs Mamadou Gueye, contacté à la fin de son service à l'Hôpital du Valais.
Co-responsable de la filière en soins infirmiers à la Haute École de Santé de Sion, Anne-Sylvaine Héritier, s’est rendue dans ce pays d'Afrique de l'Ouest il y a quelques mois afin de préparer l’arrivée des stagiaires. Une manière de s'assurer du bon déroulement du stage, une fois les étudiantes sur place :
Nouveaux échanges
Urgences, pédiatrie, maternité ou chirurgie : les stagiaires toucheront à tout durant cette formation pratique de six semaines, affirme Anne-Sylvaine Héritier.
Elle explique aussi que ce projet a mené aux prémices d'une convention entre la Haute École de Santé de Sion et son pendant sénégalais, à Thiès, l'Institut de Formation en Sciences Infirmières et Techniques Sanitaires (InfoSits).
Une autre réalité
Selon la co-responsable de filière, ce stage constitue une expérience de vie particulièrement formatrice. Car au Sénégal, comme dans d'autres pays d'Afrique, la prise en charge des patients s’inscrit dans un contexte socioculturel et religieux très différent de celui que nous connaissons en Suisse.
Il n'est par exemple pas rare que des infirmiers se retrouvent seuls en présence d'un patient, sans médecin à proximité. À eux donc de prendre les bonnes décisions dans de telles situations, précise-t-elle :
Stages attractifs
Ces stages en mobilité sont très attractifs auprès des étudiants, selon elle. Togo, Madagascar, Île Maurice : les Valaisans en formation auprès de l'institution sédunoise ont la possibilité d'effectuer leur période de formation pratique à différents endroits du continent africain. Mais pas uniquement : "Ils peuvent aussi partir dans le cadre d'un stage en Asie, mais aussi en Europe", précise Anne-Sylvaine Héritier. "Pour certains, c'est même leur premier grand voyage", ajoute celle qui est également psychologue.
Et de conclure : "Il y a chaque année une vingtaine d'étudiants qui partent effectuer de tels stages sur une période de six semaines. Et à côté de ça, une dizaine d'étudiants effectuent un semestre d'échange, au Canada notamment. Là, ils partent pour six mois".


