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Le parapente: un truc de "fous volants"? Une image que les pratiquants valaisans veulent casser

Alors que l’été bat son plein, les parapentistes flirtent avec le soleil.

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Rédaction Rhône FM, Rédaction Rhône FM
07 août 2018, 11:34
Parapente_no_Pico_do_Urubu_3
Parapente_no_Pico_do_Urubu_3 ©

Alors que l’été bat son plein, les parapentistes flirtent avec le soleil. Mais les pilotes ne sont jamais à l’abri d’un accident fatal. Des accidents qui restent réguliers avec les années mais qui n’aident pas à casser l’image d’un sport réservés aux « fous volants ». Pilotes et instructeurs militent pour changer la donne, calmer les esprits et démocratiser la discipline. "Il y a encore des idées reçues, analyse Gilles Lemasson, instructeur de vol à l'école Valais Parapente. C'est aussi notre rôle de présenter le parapente comme autre chose qu'un hobby dangereux et mettre en avant son côté sécuritaire."

Yael Margelische, pilote chevronnée et habituée des compétitions l'affirme "le parapente n’est pas un sport extrême". "Evidemment en compétition, on prend des risques pour se placer sur le podium. Mais la discipline peut-être pratiquée de manière très sécuritaire. Les gens sont d'ailleurs surpris du calme de cette activité après un biplace ".

Pour la championne, les accidents se produisent surtout au moment où le pilote outrepasse ses propres limites. "Quand on est à l'aise sous une voile, on essaie forcément d'aller plus loin." Une tendance qui n'est pas aidée par les réseaux sociaux, où la compétitivité peut s'installer. "On veut poster une meilleure vidéo que son voisin ou on veut tester des figures qu'on ne maitrise pas toujours."

Des propos appuyés par Gilles Lemasson, qui voit certaines lacunes dans le réglement suisse au niveau du maintien de la sécurité et de la prise de conscience des risques. "D'une fois qu'un pilote suisse est breveté, il n'a aucune obligation de suivre des formations continues ou d'effectuer un nombre de vols minimum par année, explique-t-il. Il existe des stage de simulation d'incident de vol, mais qui sont facultatifs".

En compétition, Yael Margelisch évolue dans la discipline de vols de distance. Mais pour l’heure, vivre d'une passion non reconnue reste difficile. Une des solutions pour faciliter ses démarches serait l'inscription du parapente aux Jeux Olympiques. Une consécration que les fédérations de vol libre peinent encore à obtenir. Et ce n’est pas faute d’essayer. Une inscription avait été déposée pour l’édition Tokyo 2020. Sans succès. Pour Gilles Lemasson, instructeur à l’école Valais Parapente, la discipline est sans doute encore trop jeune et doit faire ses preuves. "Tout est lié. Faire reconnaitre le parapente comme sport à part entière aiderait les compétiteurs à en vivre, assurer une relève, et faire évoluer les formations continues proposées par la Fédération suisse, aussi pour l'aspect sécuritaire."

Oriane Binggeli
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