Le marché de l'auto-école sature. Pour vivre, certains indépendants abandonnent la profession
L’avenir pour les moniteurs d’auto-école serait-il compromis?

L’avenir pour les moniteurs d’auto-école serait-il compromis? Sur le marché valaisan, le nombre de professionnels ne cesse d’augmenter alors que le nombre d’élèves conducteurs n’a pas changé. Difficile pour les indépendants de rentrer dans leurs frais. Certains sont d’ailleurs contraints de changer de profession. Mais d’où vient cette nouvelle concurrence ? "Il faut croire que c'est la libre concurrence, et que c'est un métier qui plait, qui parait facile d'accès", analyse Grégoire Praz, moniteur et président de l’association valaisanne des auto-écoles. "C'est une réalité, il y a des collègues qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts et choisissent de se reconvertir ou d'exercer deux métiers à la fois."
Alors que des moniteurs décident de changer de métier, la manœuvre marche aussi dans l’autre sens. Au centre de reconversion, il n’est pas rare que les assurés choisissent la voie de l’auto-école. Grégoire Praz est déjà allé à leur rencontre. Pas pour les décourager. « Rien ne sert d’être contre la concurrence, tant que c’est une concurrence saine. » Le but est plutôt de les informer au mieux sur les implications de la profession. Une formation qui dure un an et demi, mais qui exige un investissement financier important pour se lancer.
Pour Grégoire Praz, inverser la tendance ne sera pas possible. "Comme beaucoup de métiers, l'auto-école évolue avec son temps. Va savoir où nous en serons dans 10 ans, avec l'évolution des transports en commun et de la voiture intelligente..."
