Le changement climatique a une incidence sur l'évolution de nos forêts : l'exemple de Mont Chemin
Beaucoup de forêts ont un rôle protecteur, face aux éboulements. C’est le cas de celle de Mont Chemin, au-dessus de Martigny. Mais une étude montre qu’avec le changement climatique, elle devrait moins protéger les habitations des chutes de pierres. Explications.

Plus de la moitié des forêts suisses servent de remparts naturels à des localités, face aux chutes de pierres. Elles évitent de mettre des paravalanches et des filets pare-pierres. Mais avec la sécheresse, ces massifs changent. Certains feuillus vont mourir ou devenir moins touffus. C’est ce que montre une modélisation réalisée sur la forêt à Mont Chemin, au-dessus de Martigny.
Elle a été présentée à Martigny ce lundi lors d’une conférence publique au Musées des Sciences Naturelles, car elle est précurseure. Des calculs de risque ont été réalisés à partir de relevés réalisés sur le terrain, couplés à des scénarios liés au changement climatique. Christine Moos, collaboratrice scientifique à la Haute Ecole Spécialisée bernoise.
Des résultats à relativiser
Sur ces trente blocs, la plupart sont aujourd’hui arrêtés par la forêt. Et selon la simulation, le risque de chute de pierre pourrait doubler à tripler, dans les 150 ans. Dans les scénarios du pire.
Les résultats à prendre au sérieux, selon Roland Métral. Cet ingénieur forestier retraité les a cependant relativisés, grâce à ses connaissances du terrain.
Des espèces habituées au soleil valaisan résistent mieux à la sécheresse. Et des buissons pourraient arrêter les pierres, comme l’ont montré des essais pratiques. Mais l’étude a permis d’améliorer la vigilance des professionnels de la ville, qui savent désormais quels types d'arbres il faudra favoriser, selon Roland Métral.
