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La gauche valaisanne se mobilise en faveur du Fonds climat

Les partis de gauche valaisans se mobilisent en faveur du fonds climat, à moins de cinq semaines de la votation du 8 mars. A leurs yeux, l'acception de ce projet ferait sens après que le peuple suisse ait validé la Loi Climat et innovation, en 2023.

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News ATS, Rédaction Rhône FM
29 janv. 2026, 12:19
/ Màj. il y a moins d'une minute
Des représentants valaisans du comité du "Oui" ont profité de la conférence de presse de ce jour pour présenter leurs arguments en faveur d'un fonds climat.
Des représentants valaisans du comité du "Oui" ont profité de la conférence de presse de ce jour pour présenter leurs arguments en faveur d'un fonds climat. © Rhône FM

"La Suisse est particulièrement touchée par le changement climatique. Elle se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui entraîne divers impacts négatifs, notamment en matière de fréquence et d’intensité des catastrophes naturelles", a rappelé le conseiller national écologiste, Christophe Clivaz, jeudi devant la presse. "Dans le même temps, les Suisses ont une des plus grosses empreintes CO2 par personne, au monde."

"L’initiative pour un fonds climat, qui prévoit d’investir 0,5% à 1% du PIB (produit intérieur brut) dans les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments et une mobilité moderne, est le moyen d’y arriver", résument les partis de gauche.

Jusqu'à 34 milliards de francs

Le Fonds prévoit non seulement d’engager des moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de la Suisse, mais aussi pour s’adapter et prendre en charge, les coûts liés aux conséquences du réchauffement climatique, notamment les événements météorologiques extrêmes qui pourraient rendre difficilement habitables certaines parties de notre pays.

"D’ici 2060, ces conséquences pourraient nous coûter jusqu’à 34 milliards de francs par année, soit 4% du PIB actuel", souligne Christophe Clivaz.

"L'inaction a un coût. Ça coûte moins cher aujourd'hui que demain" Christophe Clivaz

"En nous passant du pétrole, du gaz et de l’uranium, la Suisse augmentera aussi son indépendance énergétique dans un contexte géopolitique instable par rapport à l’accès aux ressources énergétiques. Plus nous sommes indépendants au niveau énergétique, plus notre capacité de résilience s’en trouve renforcée", estime encore le conseiller national. "L'inaction a un coût. Ça coûte moins cher aujourd'hui que demain", a précisé ce dernier. 

Pas de taxe supplémentaire

Selon ses initiants, cette initiative ne prévoit aucune taxe ou impôt supplémentaire pour la population et les entreprises. "Le coût de l’inaction sera bien plus élevé que ce qui est proposé dans cette initiative, nous en avons de récents exemples en Valais (ndlr: la catastrophe de Blatten, le débordement du Rhône à Sierre et les laves torrentielles au Val de Bagnes)", rappelle la députée socialiste au Grand Conseil Marie-Josée Reuse. "Il ne s’agit ici d’aucune taxe supplémentaire, mais de constituer un fonds avec un emprunt à faible taux auprès de la BNS."

"Dire oui au fonds climat, c’est choisir une transition écologique solidaire qui ne laisse personne de côté. C’est protéger notre santé, renforcer la cohésion sociale et préparer un avenir viable pour toutes et tous", résume la membre du comité directeur du Parti socialiste du Valais romand. 

C'est également la porte d'entrée qu'il faut franchir coûte que coûte pour atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050, comme voté en 2023, selon Marie-Josée Reuse qui se dit optimiste à ce niveau-là :

LP/ATS
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