La communauté protestante de Sion prête à lâcher ses locaux à la ville
Au terme de 18 mois de réflexions et de discussions, la paroisse protestante de Sion a franchi le pas : en assemblée extraordinaire, elle a accepté de céder à la municipalité les locaux du temple qui accueillaient les classes d’école primaire.

Au terme de 18 mois de réflexions et de discussions, la paroisse protestante de Sion a franchi le pas : en assemblée extraordinaire, elle a accepté de céder à la municipalité les locaux du temple qui accueillaient les classes d’école primaire. La décision a été prise à l’unanimité, mercredi de la semaine passée.
D’abord pour valider la transformation des locaux en structure d’accueil pour enfants et nourrissons. Ensuite pour autoriser la transaction sous la formule d’un droit de propriété pour la ville et de superficie pour la communauté protestante. En clair, la commune disposera des bâtiments pour 100 ans alors que le terrain restera propriété de la paroisse. Une façon de faire passer les regrets du changement d’affectation de ces locaux, reconnait le pasteur François Schlaeppi (interview ci-dessous), mais aussi, dit-il, de pouvoir contribuer très très activement à la satisfaction de ce besoin de la population.
Concrètement, la ville paierait ce droit moins d’un million de francs. Il devrait permettre de créer plus de 60 places d’accueil. Les services sociaux communaux n’ont pas souhaité s’exprimer avant la décision du législatif sédunois qui devra valider la démarche le 20 décembre, comme d’ailleurs il devra se prononcer sur les travaux qui doivent être conduits pour la Pouponnière. S’il accepte ces deux objets, Sion aura atteint son objectif de disposer de trois grandes structures, au centre, à l’est et à l’ouest (avec l’ouverture en avril de la structure des « Petits Furets »), complétée par un éventail d’une petite quinzaine de plus petites crèches et garderies subventionnées.
