Hydroélectricité : les ONG fustigent la fuite en avant du Valais
Pro Natura Valais, WWF Valais et d'autres ONG environnementales dénoncent l'ajout unilatéral de projets hydroélectriques au plan directeur valaisan. Sites sensibles menacés, risques juridiques élevés : elles réclament une planification concertée et attendent la table ronde fédérale.
Les principales ONG environnementales suisses et valaisannes tirent la sonnette d’alarme. Selon elles, l’initiative solitaire du canton du Valais sur l’hydroélectricité comporte de gros risques, non seulement sur leur éventuelle acceptation mais également sur leur sécurité juridique.
Dans un communiqué commun, Pro Natura Valais, le WWF Valais, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage et la Fédération suisse de pêche rappellent qu’elles soutiennent les énergies renouvelables, y compris l’hydraulique. Mais elles dénoncent une planification précipitée et non coordonnée. Le Valais a décidé d’ajouter neuf projets à son plan directeur, sans concertation et sans garanties suffisantes pour l’environnement, soulignent-elles. Certains sites visés sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO ou abritent une biodiversité exceptionnelle.
Selon les ONG, ces projets sont juridiquement fragiles, mal préparés et risquent de ne jamais aboutir. Elles appellent à attendre les résultats de la deuxième table ronde nationale sur l’énergie hydraulique. Une planification transparente et rigoureuse est indispensable pour concilier énergie et nature, insistent-elles.
