En Valais, un éducateur accusé d'agression sexuelle sur une fillette de 9 ans, atteinte de trisomie
Un éducateur spécialisé comparaissait devant le Tribunal cantonal ce lundi. L'homme est accusé d’avoir agressé sexuellement en août 2018, une fille handicapée âgée de 9 ans. Condamné en 1ere instance au tribunal de Monthey en 2023, le quinquagénaire conteste les faits.

C’est une image qui marque : celle d’une femme, seule, qui s’assied sur le banc des parties civiles. Nous sommes au Palais de justice de Sion ce lundi matin, il est aux environs de neuf heures. Cette mère de famille défend les intérêts de sa fille qui n’a pas pu venir. Sensible, fragile, cette enfant souffre du syndrome de Down, un autre terme pour parler de trisomie 21. Quand on parle des faits, cette maman ferme les yeux, comme pour se donner du courage.
Condamné en 1ere instance
Les faits reprochés se déroulent en août 2018, dans un centre spécialisé du Bas-Valais. Ce matin-là la petite victime présumée est "prise en charge" selon le terme consacré, par un éducateur âgé d'une cinquantaine d'années. À un moment donné, elle se retrouve seule avec lui dans un salon. C'est à ce moment-là qu'elle aurait subi plusieurs agressions sexuelles ; "XXX lui a touché le sexe en le frottant et lui a pincé les seins de manière douloureuse, à tout le moins à trois reprises, par-dessus les habits", détaille l'acte d'accusation.
Enquête, procès, première condamnation en 2023 : 12 mois de prison avec sursis. L’éducateur se dit innocent. Il fait appel. Et ce lundi au tribunal cantonal, il maintient ses propos. Devant la cour, il parle d'une voix posée, presque détachée. Un homme d'un certain âge à la barbe grisonnante, pull et pantalon en velours côtelé. On vous propose d’écouter son avocat Luis Neves.
Autre argument de la défense selon elle, la fragilité de l’accusation. La victime, on le rappelle, avait neuf ans au moment des faits, et elle souffre d’un lourd handicap.
Problème pour la défense et pas des moindres : lors de l’enquête, les policiers tombent sur des images pédopornographiques et zoophiles, retrouvés dans l’ordinateur de l’accusé. Des faits qui ne sont pas contestés par l’accusé. On retrouve son avocat, Luis Neves
Le Ministère public demande confirmation de la condamnation de 1ʳᵉ instance : 12 mois avec sursis et l’interdiction durant 10 ans, d’exercer une activité en lien avec des mineurs, ou d'autres personnes particulièrement vulnérables. Le jugement sera rendu ultérieurement.
NB : La partie plaignante n'a pas souhaité s'exprimer à l'issue de l'audience.
