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Beatrice Pilloud: "Je suis la première à ressentir la pression"

"Je suis la première à ressentir la pression, elle pèse sur moi", a déclaré Beatrice Pilloud dans une interview accordée au Walliser Bote ce mercredi. La procureure générale du canton du Valais revient sur son rôle dans la procédure de Crans-Montana et évoque, notamment, les attaques récurrentes.

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Keystone ATS, Rédaction Rhône FM
19 févr. 2026, 09:30
/ Màj. il y a 1 jour
"Je suis constamment attaqué de front par certains médias. Ma famille en subit également les conséquences. Il y a même des journalistes qui attendent devant notre maison. Cela va trop loin", affirme-t-elle.
"Je suis constamment attaqué de front par certains médias. Ma famille en subit également les conséquences. Il y a même des journalistes qui attendent devant notre maison. Cela va trop loin", affirme-t-elle. © KEYSTONE / JEAN-CHRISTOPHE BOTT

"Je travaille sur cette affaire tragique depuis 50 jours", rappelle Beatrice Pilloud, qui a, depuis le début des événements, rarifié ses prises de parole. "Je suis constamment attaqué de front par certains médias. Ma famille en subit également les conséquences. Il y a même des journalistes qui attendent devant notre maison. Cela va trop loin", affirme-t-elle.

En introduction à son entretien, le média haut-valaisan rappelle que celle qui est en fonction depuis deux ans fait l'objet de vives critiques depuis plusieurs semaines. Des erreurs dans la procédure sont régulièrement pointées du doigt par les médias suisses, mais aussi étrangers.

Interrogée sur cette "pression nationale et internationale", la procureure générale répond : "ce n'est pas ce qui importe pour le moment : je me concentre sur ma mission, qui est de traiter cette affaire avec mon équipe". Et de constater que certaines critiques qui la visent sont parfois difficilement compréhensibles, comme celle critiquant ses vêtements ou sa coupe de cheveux.

Nombreuses critiques

Parmi les dernières accusations en date : celle qui lui reproche d'être trop proche des autorités, et notamment du président de la commune de Crans-Montana. La NZZ a en effet rapporté cette semaine que lui et Béatrice Pilloud faisaient partie de la même association viticole, "L'Ordre de la Channe".

Certains ont estimé que cette "proximité" est "problématique". La procureure valaisanne réagit en indiquant qu'elle ne savait pas que Nicolas Féraud faisait aussi partie de cette confrérie. Cette dernière compte plusieurs centaines de membres, rappelle-t-elle également. Béatrice Pilloud explique d'ailleurs avoir refusé une invitation de l'organisation dès qu'elle a su que le président de la commune serait, lui aussi, présent.

De son côté, le procureur de l'Ordre de la Channe, Patrick Bérod, corrige également : "Nicolas Féraud n'a participé qu'à un seul repas de notre confrérie, celui de Crans-Montana en septembre 2021. Quant à Mme Pilloud, elle aussi n'a participé qu'à un seul repas à Châteauneuf en avril 2024. Comme les inscriptions sont obligatoires pour participer, je suis donc en mesure de vous confirmer que les deux personnes susmentionnées n'ont jamais partagé de repas dans le cadre de notre confrérie" et d'ajouter par ailleurs, qu'il "s'agit là d'une pure spéculation de la NZZ sur un possible réseau d’influence, alors que la seule influence que nous revendiquons est celle de défendre les intérêts de nos vignerons valaisans".

La communication

Egalement questionnée sur sa manière de communiquer, Beatrice Pilloud rappelle que sa mission et celles des procureures en charge de l'affaire est de faire "le travail avec soin". À la question "Ne voulez-vous ou ne pouvez-vous pas plus communiquer ?", la procureure générale répond : "peut-être les deux. Mais cette affaire n'est pas un jeu, l'enjeu est trop important. Je m'en tiens à une règle claire : la procédure se déroule dans la salle d'audience, pas dans les médias".

Et d'ajouter qu'il est important que l'équipe en charge de la procédure ne soit pas contrainte à prendre une décision sous la pression des médias. "Ce serait désastreux", conclut-elle.

Keystone ATS
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