"Nous allons dans la bonne direction" : Daniel Yule confiant, malgré un début de saison compliqué
Daniel Yule aborde le mois de janvier, le fameux "mois des slalomeurs", avec la conviction d'être sur la pente ascendante. Le skieur de la Fouly espère profiter de l'épreuve d'Adelboden pour le confirmer, après un début d'hiver en deça des attentes.

"Une saison compliquée, c'est le moins qu'on puisse dire." Daniel Yule ne se cache pas au moment d'évoquer son début d'hiver. Avec pour meilleur résultat une 11ème place à Gurgl fin novembre, le skieur de la Fouly est pour l'instant bien loin des standards qui lui ont permis de monter à 17 reprises sur un podium en Coupe du Monde, dont six fois sur la plus haute des marches. Fidèle à lui-même, il assume et assure être sur la bonne voie pour retrouver ses meilleures sensations. Interview à moins de 48 heures du slalom d'Adelboden.
Daniel Yule, un mot d'abord sur cette journée de deuil national. Comment l'avez-vous vécue depuis votre hôtel?
Écoutez, je pense que je ne suis pas le mieux placé pour vous dire des choses intelligentes à ce sujet. La seule chose à faire, c'est adresser toutes nos pensées aux victimes, aux familles et à tous ceux qui ont été touchés par ce drame.
Dans quel état d'esprit abordez-vous ce slalom d'Adelboden?
Dans un état d'esprit positif. À Madonna di Campiglio, j'ai de nouveau montré de très belles choses sur le début de la 1ère manche (ndlr : il a ensuite été éliminé sur le second tracé), voire sur celle-ci dans sa globalité, malgré une grosse faute. Avant ça, les entraînements ont également montré que j'allais vers le mieux. J'espère maintenant pouvoir continuer sur cette dynamique en allant au bout de deux manches complètes.
Arriver ici à Adelboden où vous avez déjà performé et même gagné en 2020, ça donne de la confiance?
Oui, bien sûr. Nous arrivons maintenant sur les classiques du mois de janvier. J'ai déjà obtenu des bons résultats sur chacune d'elles, ce qui est positif. Après, le discours est le même chaque année. Aucune course ne ressemble à la précédente. À moi de montrer dimanche que je sais aller vite à Adelboden.
Où en êtes-vous au niveau de l'adaptation à votre nouvel matériel?
Disons qu'on est un petit peu en retard par rapport à ce que j'aurais espéré (rires). Malgré tout, et même si ça ne se voit peut-être pas de l'extérieur, nous avons fait des pas en avant avec mon service-man ces derniers mois. Nous allons vraiment dans la bonne direction et j'espère que le mois de janvier le confirmera. Mercredi soir, j'ai à nouveau pu régater avec les meilleurs sur certaines sections. Il ne reste "plus qu'à" assembler toutes les pièces du puzzle.
Avez-vous un jour regretté votre choix de quitter Fischer pour rejoindre Atomic l'été dernier?
Non, vraiment pas. Changer de marque est plus facile quand on est en pleine confiance après avoir obtenu de bons résultats. Lorsqu'on a les bons automatismes, c'est plus facile de réembrayer ensuite. Moi, j'ai fait ce changement dans un moment difficile. Je dois donc reconstruire une partie de ma confiance. La confiance en mon matériel, mais également en moi-même. Encore une fois, j'ai l'impression que mon travail commence gentiment à porter ses fruits.
Être sorti du top 15 du général du slalom, qu'est-ce que ça change pour vous?
Cela me laisse plus de temps la veille de course puisque je n'ai pas à participer au tirage au sort des dossards. Après, si l'on regarde les courses de ce début de saison, on se rend compte que souvent, des numéros élevés ont obtenu de bons résultats et sont même montés sur le podium. L'avantage avec le ski, c'est qu'il est difficile de discuter avec le chrono. Que tu aies le dossard 1 ou le 20, c'est le plus rapide qui gagne. Avec l'inversion des rôles dans les disciplines techniques, les choses s'équilibrent de toute manière entre les deux manches.
Il vous reste trois slaloms (Adelboden, Wengen et Kitzbühel) pour obtenir votre qualification pour les Jeux Olympiques. Cela change-t-il quelque chose à votre manière d'aborder les prochaines courses?
Non, pas forcément. Évidemment qu'on pense aux Jeux, mais, même si ça peut paraitre cliché, on essaie de prendre les courses l'une après l'autre. Si je fais mon ski, les bons résultats suivront.
