"Une visite en Valais est plus intense qu’une préparation" : Quentin Maceiras
La période des fêtes est toujours propice aux retrouvailles. Jeune trentenaire et footballeur exilé, Quentin Maceiras a profité de cette parenthèse pour un petit retour aux sources. Avec, au passage, un détour par nos studios.

Son temps est précieux. Sa visite dans les studios de Rhône FM est d’autant plus appréciée. Depuis son départ pour YB, puis sa signature en Hongrie, Quentin Maceiras s’est toujours montré très disponible pour répondre à nos sollicitations. Sa présence physique nous permet d’en savoir plus sur le quotidien de ce footballeur expatrié qui a gardé au fond de lui le besoin de revenir, de temps en temps, dès qu’il le peut. L’été passé, nous l’avions déjà contacté. Il n’était pas rentré à la maison, faute de temps, en raison de l’attente d’un heureux évènement.
Cette fois, il était bien dans les parages, avec un programme plutôt chargé. "C’est très intense quand je suis ici. Plus intense qu’une préparation. J’ai plein de choses à faire tous les jours, mais ça me fait plaisir de pouvoir passer du temps avec ma famille et avec mes proches." Les retrouvailles sont vécues de manière singulière. "On se voit moins, mais on profite plus ou en tout cas de façon plus intense."
Petit coup d'arrêt
Le défenseur âgé de 30 ans vit actuellement sa troisième saison au Puskás Akadémia FC. Un club avec lequel le Valaisan avait "joué le titre" comme on dit, lors de l’exercice 2024-2025. Cette saison, le bilan à la trêve est un peu moins bon, avec un 5ème rang provisoire. "Le championnat reste très serré. Avec un ou deux succès de plus, on peut gagner quelques places. L’objectif du club est très clair. On vise le Top 3 et les rangs européens."
À titre personnel, le latéral espère surtout retrouver sa place. "J’ai loupé les trois derniers matches de l’année en raison d’une blessure. C’est un premier coup d’arrêt depuis bien longtemps. J’ai eu la chance d’échapper aux blessures sérieuses ces trois ou quatre dernières saisons. Aujourd’hui, je suis rétabli. Je vais pouvoir reprendre la préparation avec l’équipe de manière tout à fait normale."
Le Valais lui manque
Son équilibre en Hongrie semble parfait. "Nous sommes très heureux, c’est notre deuxième maison. Tout est en place au niveau sportif. En dehors du football, tout se passe bien également. C’est aussi un joli cadeau que nous faisons à nos enfants. Ils peuvent voyager, apprendre les langues et s’ouvrir l’esprit. Le Valais nous manque, on y reviendra un jour, mais pour l’instant nous espérons profiter tous ensemble de cette expérience à l’étranger."
D’ailleurs son avenir à court ou moyen terme passera par le Puskás Akadémia FC. Son contrat est valable jusqu’en 2027. "Je ne regarde pas trop loin. Si je dois rester en Hongrie jusqu’à la fin de mon contrat, ça me va très bien." Du haut de sa petite trentaine, le Valaisan parle comme un joueur expérimenté. Son rôle a sans doute changé, son approche aussi. Il apprécie sa mission de transmission auprès des jeunes dans un football hongrois en pleine évolution.
Il valide la méthode Tholot
Exilé dans un autre pays, Quentin Maceiras continue de suivre attentivement l’actualité du football helvétique. Notamment, tout ce qui touche à ses deux anciens clubs : le FC Sion et YB. Deux formations entraînées par des techniciens que le Valaisan connaît bien : Didier Tholot et Gerardo Seoane. Le défenseur parle d’abord de son club formateur.
