"En une semaine, on peut s’offrir de jolis cadeaux" : Didier Tholot
Le FC Sion attaque sa dernière grosse semaine de l’année. Une semaine anglaise comme on dit dans le jargon, avec une rencontre contre GC, une autre, mardi à St-Gall, puis une dernière à Tourbillon face à Winterthour samedi prochain. Trois rendez-vous, trois opportunités de marquer de gros points.

GC, St-Gall, Winterthour : les trois prochains adversaires du FC Sion. Lors des premières confrontations contre ces mêmes équipes, la formation valaisanne a fait le plein. Succès 3-2 à Winti et 1-0 chez les Sauterelles puis victoire 3-2 encore, à la maison, contre les St-Gallois. D’autres histoires restent à écrire jusqu’à Noël, dans d’autres configurations, mais nul doute que les Sédunois prendraient volontiers le même bilan. Ou en tout cas, un bilan qui s’en rapproche. Avec neuf points de plus, les protégés de Didier Tholot s’offriraient des fêtes royales. Mais le toujours très "terre à terre" technicien français ne va pas si vite en besogne. D’autant que la venue de Grasshopper représente peut-être un drôle de piège. "Je ne suis pas méfiant, mais je ressens une certaine euphorie", relate l’entraîneur.
"Quand les gens nous voient battre YB, ils pensent que la partie de ce samedi est déjà gagnée. Rien n’est gagné d’avance. Il s’agira de remporter ce match, sur le terrain, dès 18h00 et pendant toute la durée de la partie." Prudence donc. Les aléas de ce championnat version 2025/2026 sont suffisamment parlants pour éviter toute fête anticipée. "Nous devons être à notre niveau, au moins au niveau que nous avons démontré contre YB, pour ne laisser aucune chance à GC. Tout va très vite dans le football, les dynamiques s’inversent très rapidement. Nous devons conserver notre confiance et notre envie d’aller vers l’avant. Cette semaine est très importante. On peut s’offrir de jolis cadeaux."
La méthode qui semble marcher
Quand Didier Tholot apporte des changements dans son onze de base, c’est toujours par petites touches. Le fameux "groupe" qui compte, "ceux qui commencent" et "ceux qui terminent". Avec trois matches en moins d’une semaine, l’entraîneur pourra une nouvelle fois mettre à l’épreuve cette méthode. Une façon de faire qui semble marcher, tant qu’elle suscite l’adhésion. Et puis, l’enchaînement des matches est propice à alimenter une certaine dynamique.
"Jouer, jouer, jouer, être tout le temps dans la compétition, c’est appréciable. On essaie d’impliquer tout le monde depuis le début. Chacun connaît son rôle en tout cas." Encore de la sagesse dans les mots de l’entraîneur. Cette dernière semaine anglaise de l’année 2025 trouve aussi un écho positif dans le groupe. "On aime ça", explique le capitaine Ali Kabacalman. "Les semaines passent plus vite. Quand on perd, on n’a pas le temps de cogiter. Et quand ça fonctionne, logiquement, ça devrait continuer."
Un brassard qui grandit son porteur
Derrière le gardien Racioppi et les défenseurs Lavanchy, Hefti et Kronig, Ali Kabacalman est le joueur le plus utilisé par Didier Tholot depuis le début de la saison en Super League. Titulaire à 16 reprises sur 16 possibles, comme ses partenaires cités précédemment, le milieu de terrain prend toute sa place. Son brassard, qu’il n’a quasiment plus lâché depuis la saison dernière (ndlr : capitaine depuis le 9 mars 2025, sauf lors de trois matches où Reto Ziegler était sur le terrain), semble lui donner une nouvelle dimension. En tant que porte-parole et que routinier du football suisse (à défaut de routinier de la Super League), il peut donner son avis sur un championnat particulièrement serré et sur les objectifs de son équipe.
