Tristan Marguet : l'ancien pistard chablaisien désormais reconverti entraîneur national
Durant près de quinze ans, Tristan Marguet était l’un des pistards de l’équipe nationale. Aujourd'hui, il s'occupe d'encadrer les moins de 23 ans suisses sur route, sans oublier sa casquette d'entraîneur national pour la piste. Rencontre avec le Chablaisien, désormais exilé en Suisse alémanique.

Tristan Marguet se fait discret sur la scène médiatique, mais le Chablaisien s'est fait une place de choix dans le monde du cyclisme en Suisse. L'ancien coureur de haut niveau a raccroché son vélo il y a quelques années. Depuis, il est au service de la relève sur route et entraîne les meilleurs pistards du pays. "Lorsque j'étais sur la fin de ma carrière, Daniel (ndlr: Gisiger, ancien entraîneur national) partait à la retraite. Il m'a proposé de prendre, en quelque sorte, sa place et de rentrer dans le staff national en tant que co-entraîneur. J'ai pu les suivre quelques fois, avant que Swiss Cycling ne me propose un contrat dès le début de ma retraite sportive", explique-t-il.
Une reconversion passionnante
Depuis donc deux ans, Tristan Marguet entraîne les meilleurs rouleurs sur piste du pays. Un poste qu'il complètera désormais avec sa nouvelle casquette, celle d'entraîneur sur route U23. Une reconversion toute faite pour le Chablaisien. "Ce passage entre la vie de sportif et celle d'entraîneur s'est fait plus ou moins naturellement. Cela demande une grande organisation, qui peut être difficile à mettre en place au début. Mais après 14 ans de carrière, je ressentais le besoin de passer à autre chose. Je n'ai plus mis de dossard depuis plus de quatre ans et je me sens toujours très bien. Ma place chez Swiss Cycling me convient parfaitement." Avec son passage de "l'autre côté" du vélo, Tristan Marguet a pu voir l'évolution de son sport au fil des années et générations.
La poursuite, une tradition qui se perd ?
Dans ses programmes d'entraînement, l'ancien cycliste accorde logiquement du temps à la poursuite par équipes. Vrai spécialiste de la discipline lorsqu'il roulait, le Chablaisien souhaite faire évoluer l'équipe nationale de poursuite, d'autant plus que la discipline fait partie des classiques aux Jeux olympiques d'été.
Alors que le cyclisme sur route est un sport médiatisé tout au long de l'année ou presque, le cyclisme sur piste vit dans une autre réalité. Une réalité qui peut être difficile pour les athlètes.
Un quotidien à deux mille à l'heure
Désormais domicilié dans un petit village de la banlieue zurichoise, Tristan Marguet effectue quelques aller-retour dans sa maison de cœur, le vélodrome de Granges. Sans oublier les innombrables trajets au centre national de sport à Macolin, où plusieurs de ses protégés ont pris domicile ces derniers mois. Un programme surchargé, mais dans lequel le Chablaisien peut compter sur le soutien de deux entraîneurs.
Aussi épuisant soit son quotidien, Tristan Marguet compte bien poursuivre ses missions chez Swiss Cycling. Entre des épreuves de Coupe du Monde à travers le monde et les premières qualifications pour les Jeux olympiques 2028, les prochains mois s'annoncent pour le moins chargés.
